En Afrique du Sud, une petite ethnie qui représente désormais 1% de la population sud-africaine a décidé de faire entendre sa voix dans le débat sur la redistribution des terres.En Afrique du Sud, le débat sur l’expropriation et la redistribution des terres fait rage. En effet, si le gouvernement en place a assuré que les fermiers blancs verraient leurs terres confisquées et redistribuées sans compensation, la mise en place d’une telle promesse prend du temps et s’avère bien plus compliquée que prévue.

Les Bushmen souhaitent se faire entendre

D’une part, les tractations vont bon train au sein du Parlement. En effet, il semble difficile de s’accorder sur une telle mesure. Toutefois, le gouvernement de l’ANC semble confiant. Enfin, les Khoïsans, également appelés les Bushmen, ont décidé de faire valoir leur droit. Une épine de plus dans le pied du président Ramaphosa, car oui, cette petite ethnie qui ne représente plus qu’1% de la population sudaf semble être plus déterminée que jamais.

Première ethnie à être arrivée en Afrique du Sud, les Bushmen sont, par définition, en droit de réclamer leur due. Toutefois, leur voix n’est pas vraiment écoutée. C’est donc à ce titre que leur chef a décidé de camper jour et nuit devant le palais présidentiel. Une manière pour lui de rappeler que les Khoïsans existent toujours bel et bien, revendiquant d’ailleurs leur identité. Selon lui d’ailleurs, cette forme de protestation pacifiste durera le temps qu’il faudra. Le seul moyen d’y mettre un terme ? Une rencontre avec le président Ramaphosa et une discussion en table ronde concernant les revendications de cette petite ethnie.

Une stratégie gagnante ?

Parmi ces dernières ? Le gouvernement se doit de reconnaître les Khoïsans comme étant « la première nation historique du pays ». La langue de l’ethnie doit également être inscrite comme langue officielle. Enfin, la loi sur les terres de 1913, excluant légalement les Khoïsans, doit être revue et réécrite afin que ces derniers y soient de nouveaux inscrits. Selon lui, ces terres appartiennent à sa nation et le gouvernement se doit de le consulter au préalable avant de prendre quelconque décision. Un discours revendicateur qui pourrait bien permettre à la « première nation aborigène » de prendre part au débat.

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