Le sujet du retour des ressortissants djihadistes continu de poser de sérieux problèmes aux autorités. Si Donald Trump n’a pas hésité à inviter les pays concernés, notamment la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni à rapatrier ces derniers, la réalité elle, est différente puisqu’elle pose de nombreuses questions d’ordre moral.

Pourquoi accepter de « reprendre » des personnes ayant décidé de tout fuir afin de combattre les idéaux même d’une démocratie et dudit pays ? Si le dossier reste épineux, certains ressortissants espèrent bien rentrer chez eux. C’est notamment le cas de cette jeune femme, anglaise d’origine, partie pour la Syrie en 2015. Sur place, elle aura trois enfants, dont 2 vont mourir des suites de malnutrition et de maladie. Son troisième enfant, elle ne l’a eu que très récemment. Fatiguée, épuisée, Shamima Begum demande ainsi de la « compassion » de la part du Royaume, afin qu’elle puisse rentrer

Une réfugiée demande de la compassion

Aujourd’hui réfugiée dans le camp d’Al-HolShamima assure ne pas avoir su dans quoi elle s’embarquait lorsqu’elle est partie rejoindre les rangs du califat. « Je pense que les gens devraient avoir de la compassion pour moi, pour tout ce que j’ai vécu » a-t-elle ainsi assuré. Un voyage qu’elle ne semble toutefois regretter que par rapport à la situation de sa progéniture, car personnellement son expérience lui aurait été bénéfique. Assurant être devenue « plus forte », « plus dure », la jeune femme de 19 ans estime avoir également que la chance de rencontrer un homme que jamais elle n’aurait rencontré ailleurs.

Un sujet compliqué, qui pose de nombreux problèmes

La jeune femme a néanmoins affirmé qu’elle ne regrettait pas d’avoir rejoint la Syrie. « Cela m’a changée en tant que personne, cela m’a rendue plus forte, plus dure. Et j’ai épousé un homme que je n’aurais jamais rencontré au Royaume-Uni. » Un cas qui intéresse le MI6, le service de renseignements extérieur britannique. Interrogé à ce sujet, Alex Younger, chef du service, a estimé que les personnes ayant groupé les rangs de Daesh avaient probablement « acquis des compétences et des relations qui les rendent potentiellement très dangereux ». 

Un constat partagé par Sajid Javid, ministre britannique de l’Intérieur, qui semble être totalement contre le retour de ces personnes. Dans le Sunday Times, ce dernier n’a pas hésité à assurer qu’il utiliserait tous ses pouvoirs afin d’empêcher ces personnes de revenir. « Ma priorité est d’assurer la sécurité du pays et je ne laisserai rien la compromettre. » 

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