Le principal dirigeant de l’opposition camerounaise, Maurice Kamto est arrêté le 28 janvier et serait accusé de rébellion et d’autres infractions. Kamto et son parti, le Mouvement de la Renaissance camerounaise (MRC), avait contesté le résultat des récentes élections présidentielles au Cameroun, affirmant les avoir remporté en octobre. Alors que les chiffres officiels ne faisaient état pour eux que de 14% des suffrages exprimés, contre 71,28% pour le président sortant Paul Biya, 85 ans, qui obtenait ainsi un 7 ème mandat.

Une opposition réprimée, des récriminations muselées

Le samedi 23 janvier, le MRC de Kamto organisait dans les principales villes du pays des marches de protestions des résultats. La police est intervenu. Des balles réelles étaient tirées et selon la presse internationale, près de 117 personnes ont été interpellées. Quelques jours après, le 28, Maurice Kamto, président du Parti a été arrêté dans la capitale Douala avec deux de ses partisans, Albert Dzongang et Christian Penda Ekoka  tandis que deux autres membres du MRC, Alain Fogue, trésorier du parti, et de Célestin Djamen étaient interpellés sur leur lit d’hôpital à Douala.

Une volonté délibérée, selon la presse camerounaise, de décapitation du parti d’opposition. Maurice Kamto sera lui détenu plusieurs jours avant d’être présentés au procureur de la République. Selon Amnesty Internationale ; l’arrestation de Kamto et de ses partisans serai signe d’« un durcissement de la répression contre les leaders de l’opposition, les défenseurs des droits humains et les militants au Cameroun ».

L’institution par la voix de Samira Daoud, directrice adjointe pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, appelait donc le régime en place à « permettre aux citoyens d’exercer leurs droits fondamentaux et mettre fin à la répression qui s’abat sur les manifestants pacifiques et les voix dissidentes »

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