C’est à Sotchi, une ville russe habituée des événements internationaux majeurs, qu’aura lieu le tout premier sommet Russie-Afrique de l’Histoire. L’annonce officielle a été faite le 26 février, après qu’un accord a été signé le 25 février 2019. Le sommet Russie-Afrique aura lieu en octobre 2019 et devrait réunir de nombreux gouvernants et dirigeants d’entreprises russes et africains. Une situation qui inquiète la France et l’Europe.

Les craintes de l’Europe face à l’endettement de l’Afrique

L’annonce de ce sommet ne fera sans doute pas plaisir à la France et au reste de l’Europe, qui s’était déclarée préoccupée par l’endettement de l’Afrique auprès de la Chine, de la Russie et de nombreuses entreprises privées. Paris avait d’ailleurs réclamé plus de transparence sur les conditions et les montants des crédits accordés à l’Afrique.

Une inquiétude qui part d’un bon sentiment ? Certains en doutent et pensent que la France veut surtout préserver ses intérêts en Afrique. Effectivement, le continent est en pleine croissance et promet d’occuper une place importante dans l’économie future. Or, s’il s’endette trop auprès de puissances extérieures comme la Russie ou la Chine, sa richesse risque d’être détournée.

Une croissance au prix de l’endettement ?

Les Africains sont de plus en plus nombreux à avoir accès au crédit notamment en passant par des plateformes comme celle-ci. Ces plateformes leur permettent de comparer et de choisir les crédits à la consommation et les prêts personnels les moins chers, avec les taux d’intérêt les plus bas. Ainsi, leur emprunt pèse moins lourd dans leurs charges mensuelles et cela diminue leur taux d’endettement.

Effectivement, si l’accès de l’Afrique aux crédits est une aubaine pour le développement du continent, si cela soutient sa croissance tout en permettant à la classe moyenne d’émerger plus rapidement, cela présente aussi certains risques. Effectivement, le surendettement du continent auprès de n’importe quelle puissance étrangère pourrait se conclure par une spoliation totale de ses richesses à l’avenir.

Un sommet pour favoriser la coopération entre la Russie et l’Afrique

Évidemment, le sommet entre la Russie et l’Afrique qui aura lieu en octobre 2019 à Sotchi ne se présente pas du tout comme une tentative de spoliation. La Russie a beau faire partie des premiers investisseurs en Afrique avec la Chine, rien ne permet d’affirmer que le pays essaye vraiment de s’accaparer les richesses africaines.

De plus, dans son inquiétude, l’Europe oublie de prendre en considération l’une des forces majeures de l’Afrique : la transition démographique. La Chine et l’Inde, après une forte croissance de population, ont terminé leurs transitions démographiques. L’Afrique est donc le dernier pays à devoir la terminer et elle deviendra le continent le plus peuplé du monde. Elle disposera donc d’une richesse unique et impossible à spolier qui lui promet un très bel avenir économique.

Voir les commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

SVP, Entrez votre commentaire
SVP saisissez votre nom