Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé le 18 mai que la Russie se rapprochait de l’effondrement financier en raison des coûts de la guerre et des mesures de rétorsion économique de Kiev. Dans un communiqué, le chef de l’État a déclaré que « Poutine conduit la Russie vers la faillite ». Il a ajouté que Moscou avait « mis de l’argent de côté pour la guerre », mais que les ressources accumulées ne permettraient pas de poursuivre indéfiniment le conflit lancé en février 2022.
Depuis le début de la guerre, Zelensky a dénoncé une stratégie de pression de Moscou, affirmant que la Russie « veut infliger plus de souffrances aux Ukrainiens », tandis que le président ukrainien dénonce le « cynisme absolu » de la Russie, qui réclame une trêve tout en frappant l’Ukraine. De son côté, le Kremlin a reconnu pour la première fois que son économie est passée dans le rouge, avec un Kremlin instaurant une économie de guerre appuyée sur une augmentation de ses dépenses de défense financée par les revenus liés à l’énergie.
Les déficits budgétaires s’aggravent
Selon le président ukrainien, la Russie affiche un déficit budgétaire « nettement plus important » que prévu au cours des cinq premiers mois de l’année. Il a précisé que le déficit enregistré dépasse déjà les projections annuelles établies par Moscou. Ces chiffres reflètent selon lui, l’impact des sanctions internationales et des opérations offensives de Kiev sur l’économie russe.
Zelensky a aussi évoqué un rapport de renseignement ukrainien documentant les pertes induites par les « sanctions à long terme » de Kiev, suggérant une stratégie structurée visant à éroder les capacités économiques russes au-delà de simples opérations militaires.
Le raffinage pétrolier fragilisé
La Russie a perdu 10 % de sa capacité de raffinage de pétrole « rien que ces derniers mois », a rapporté Zelensky. Il a souligné que les compagnies pétrolières russes ferment progressivement des puits, ce qui constitue un préjudice particulièrement grave étant donné la structure du secteur pétrolier russe.
Ces fermetures reflètent les dégâts infligés par les attaques aériennes ukrainiennes contre les installations énergétiques russes. La production pétrolière représente une source majeure de revenus d’exportation pour Moscou, dont la balance des paiements dépend largement des flux de devises en provenance de l’hydrocarbure. L’interruption de cette chaîne de production remet en question la soutenabilité des dépenses militaires à long terme.
Des ressources en voie d’épuisement
Zelensky a assuré que chaque opération de riposte ukrainienne rapproche le Kremlin de la capitulation. Il a précisé que les plans financiers russes seraient « brisés » par la stratégie de pression continue de Kiev, combinant frappes militaires, sanctions économiques et perturbations infrastructurelles.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé en février 2025 que les attaques contre les grilles énergétiques ukrainiennes et russes majoraient les risques d’accident nucléaire, traduisant l’intensité du conflit énergétique entre les deux États.



