L’ancien président de l’assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro est indexé tout comme l’ancien ministre des affaires étrangères Burkinabé, Bassolé Djibril,  concernant la tentative du coup d’état au Burkina faso en 2015. Et les preuves avancées pour de telles accusations seraient des écoutes téléphoniques, publiées pour la première fois en Novembre de la même année.

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Quand Chérif Sy reconnait et confirme la ‘’voix’’ de Soro

L’actuel ministre de la Défense nationale et des Anciens Combattants, Chérif Sy, était membre du conseil National de transition au moment des faits. Au cours de son audition par un tribunal militaire , il y a quelques semaines, l’homme politique affirmait sur l’honneur avoir reconnu les voix du député Guillaume Soro et du ministre Bassolé comme étant celles en conversations au cours des échanges téléphoniques révélées ; mieux le ministre de la défense aurait affirmé , rapporte un organe de presse internationale, que le député ivoirien alors président de l’Assemblée nationale lui aurait lui-même attesté être celui dont la voix a été entendu dans les échanges téléphoniques au cours d’une de leurs rencontres.

Des affirmations graves portées par un haut responsable burkinabé et devant une institution juridique sur des faits éminemment sensibles. Des accusations qui relancent surtout le débat sur ces écoutes téléphoniques alors qu’il semblait clos lorsqu’une délégation d’expert internationaux mandatés par le Burkina Faso, avait conclu à une forte probabilité de fichiers montés de toutes pièces. Le Burkina Faso avait alors choisi d’arrêter la procédure lancée à l’encontre du député, sur une pression diplomatique de la Côte d’Ivoire.

Soro dément et Bassolé confirme

Les deux protagonistes de ces échanges téléphoniques n’ont eu de cesse de démentir leur implication. Et on les comprend aisément ; pour M. Bassolé Djibril ces échanges représenteraient l’essentiel du dossier d’accusation porté à son encontre par la justice Burkinabé. « Mes conversations avec Soro? Mes échanges avec lui n’ont rien à voir avec le contenu des écoutes mais plutôt sur la situation et dans le cadre d’une recherche de solution, notamment le désarmement » témoignait-il au cours d’une de ses comparutions en décembre.

Pour le porte-parole du député ivoirien, Moussa Traoré, au cours d’un entretient à radio France international ; les allégations du ministre Sy seraient des plus fantaisistes et répondraient à un dessein politique des plus obscurs. « On ne peut pas être ministre des armées d’un pays, aller sous serment devant un tribunal, et raconter des éléments qui sont contraires à la vérité. C’est grave en politique». Selon M. Traoré, la rencontre présumée entre le député et M. Sy serait totalement imaginée, puisque la date évoquée ne coïnciderait nullement avec l’agenda de Guillaume Soro à l’époque car « En octobre, Guillaume Soro n’était pas à Paris, il y était plutôt en décembre ».

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