La situation sécuritaire était au centre de la visite qu’a eu au Nord-Kivu, le président de la République Démocratique du Congo. Félix Tshisekedi a eu une série de rencontres à l’issue de ce déplacement qui représente son premier à l’intérieur du pays depuis sa prise du pouvoir des mains de Joseph Kabila. Ce fut une occasion pour le nouvel homme fort du pays de lancer des messages clairs à l’endroit des autorités qui soutiennent les groupes armés, favorisant par ricochet la persistance des problèmes liés à la sécurité.

Plus de traitement de faveur

On peut retenir des propos de Félix Tshisekedi, qu’il n’y aura plus de traitement de faveur pour tous ceux qui se seront rendus coupables de ce qu’il appelle « sale besogne » en soutenant les activités des groupes armés. « Quel que soit son statut », celui qui sera identifié dans cette tâche sera interpelé selon l’autorité. Il a également demandé aux responsables provinciaux de mettre un accent particulier sur la sensibilisation de la communauté afin d’empêcher les jeunes de rejoindre ces groupes armés. Notons que de façon pratique, Félix Tshisekedi avait pris d’autres résolutions à l’issue de cette visite à Goma ce lundi.

Dans un premier temps, il a pris sur lui la décision de relever les troupes en poste depuis un moment dans cette zone. Il a promis porter ensuite des aides sur les plans « matériels », « financiers » et « humains ». Toute chose qui n’a pas laissé indifférent le numéro 2 de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco). Ce dernier a reconnu le mérite de la nouvelle dynamique du président. Aussi est-il revenu sur l’engagement et la détermination qui les animent. « Nous en sommes très déterminés. » a déclaré David Gressly.

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