Le Burundi attendra encore avant de se considérer comme un pays membre de la Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC). Le Chef d’Etat de la Namibie, Hage Geingob, président en exercice de la SADC a donné l’information ce lundi, mettant fin au suspense. Et pourtant le Burundi s’est beaucoup investi pour son intégration dans la communauté sous régionale d’Afrique australe.

Les diplomates burundais avec à leur tête le Ministre des Affaires étrangères Ezechiel Nibigira ont vaillamment défendu le dossier burundais au siège social de la SADC à Gaborone. L’argument principal mis en avant par la diplomatie burundaise est la stabilité du pays et le fait que le Chef de l’Etat ait été démocratiquement réelu.

Les raisons d’un rejet

Le rejet de la candidature du Burundi est dû selon le président en exercice de la SADC, Hage Geingob « au mauvais fonctionnement du processus démocratique dans ce pays ». Le dossier burundais n’a donc pas convaincu à cause du manque de démocratie dans le pays du président Nkurunziza. Le président namibien Hage Geingob évoque aussi le rapport de la mission d’évaluation de la SADC envoyée au Burundi. « Cette mission a jusqu’ici recommandé de ne pas autoriser l’admission du Burundi au sein de la SADC », ajoute-t-il.

Il faut dire que les événements malheureux qui ont eu lieu dans le pays suite aux dernières élections présidentielles ne militent pas trop en faveur du Burundi. La crise découlant de la volonté du président burundais de s’octroyer un troisième mandat a entraîné une répression de l’opposition qui a fait près de 1200 morts et plus de 400.000 déplacés entre 2015 et 2017. La Cour pénale internationale a d’ailleurs ouvert une enquête pour situer les responsabilités des auteurs de ce massacre.


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