Le député Louis Vlavonou est le nouveau président de l’Assemblée nationale. Il a été élu hier vendredi 17 mai, par ses collègues de la 8 e législature. Son accession au perchoir fait de lui le successeur de Me Adrien Houngbédji. L’homme est un élu de 21e circonscription électorale qui prend en compte la ville de Sakété.

La donne est en train de changer 

Il est donc originaire du sud Bénin tout comme le président de la République Patrice Talon. Ce constat n’échappe pas à l’analyse du professeur de droit Ibrahim Salami. Interrogé par Jeune Afrique, l’universitaire estime que , « la stabilité du pays résulte en grande partie de cette tradition dans le système politique qui veut que lorsque le président de la République a ses origines dans le nord du Bénin, celui de l’Assemblée  nationale ait les siennes au Sud, ou dans une autre région du pays ». Ce qui n’est pas actuellement le cas.

En effet, depuis une vingtaine d’années, le président de l’Assemblée nationale avait ses racines au Sud et le président de la République dans le  Nord. Avec l’avènement du régime Talon, cet équilibre est en train de disparaître, semble-t-il.

10 Commentaires

  1. Que Monsieur Salami soit en train de dire ou non des «mensonges » ou des «vérités», la Vérité est que nous avons décidé collectivement de commencer l’apprentissage d’une pensée politique occidentale il y 30 ans, mais qu’il semble malheureusement que le naturel, lorsqu’il est chassé, revient toujours…en TGV.

  2. Nord ou Sud, tous ces deputes sont illegitimes…
    On ne peut esperer stabilite quand on est nomme a l’issue d’une farce électorale impliquant 25% de la population.
    Ces deputes representent le clan Talon qui les a choisis, pasle peuple beninois et les lois qu’ils voteront n’engagent qu’eux et leurs commanditaires…

  3. Que des intellectuels de ce niveau en arrivé à théoriser sur de telles considérations est un signe de deconfiture de la pensée dans notre pays. Ces soit disants juristes de haut niveau n’ont pas été en mesure de proposer une solution consensuelle pour résoudre la crise pré électorale. Non content de cette faillite, il vient ouvrir le front extrêmement dangereux du régionalisme..Pauvre de nous au Bénin.. Qu’il se taise s’il n’a rien de bon à dire.

    • La pauvreté de la réflexion intellectuelle des nôtres est effectivement mise à nu par cette sortie de notre expert.
      Quant à l’incapacité de nos juristes à proposer une solution solide pour sortir de la crise pré-électorale, je pense que vous êtes un peu trop dur avec eux. Aller aux élections avec les deux partis **** était l’objectif du clan **** dès le début. Tout le reste était juste de la comédie pour faire croire au reste du monde qu’ils étaient ouverts à un compromis. Voilà des prétendus super-légalistes qui n’ont pas hésité à violer le règlement intérieur du parlement dès le premier jour de la législature, cf. démission de S. Lafia

  4. Commenter : C’est pas vrai, car Houngbedji n’a pas été nommé, il a été élu après une rude bataille en 2015.Et si il avait échoué, ce serait Louché qui serait normalement président et la règle ne serait pas respecté. Moi je pense plutôt que c’est mieux que l’on fixe tout cela dans la constitution…

  5. Professeur Salami, en 1991 c’est quoi la configuration ? SOGLO Nicéphore et Adrien Houngbedji étaient de quelles regions ? Arrêter de nous fatiguer par des thèses vraiment…

  6. C’est pas vrai, car Houngbedji n’a pas été nommé, il a été élu après une rude bataille en 2015.Et si il avait échoué, ce serait Louché qui serait normalement président et la règle ne serait pas respecté. Moi je pense plutôt que c’est mieux que l’on fixe tout cela dans la constitution

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