La Justice française a annoncé dans l’après-midi de ce vendredi 10 mai 2019, l’ouverture d’une enquête dans l’affaire qu’on pourrait désormais appeler « Monsanto ». Cette décision du parquet de Paris fait suite aux dernières révélations qui accablent l’entreprise américaine spécialisée dans les biotechnologies agricoles. En effet, des centaines de personnalités et médias auraient été fichés illégalement. L’une des raisons qui ont motivé cette initiative de la justice française est la plainte déposée par« Le Monde » et un de ses journalistes le 26 avril.

La BRDP aux manettes

Selon les informations qui ont émané du parquet de Paris, il revient à la brigade de répression de délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne de mener l’enquête. « Collecte de données personnelles par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite » ; « enregistrement de données à caractère personnel sensible sans l’accord de l’intéressé et transfert illicite de données à caractère personnel » ; « traitement automatisé de données personnelles sans déclaration préalable à la CNIL » sont autant de délits autour desquels tournerons les investigations.

Les listes dont il est question auraient été réalisées secrètement par l’agence de communication Fleishman Hillard sur demande de la multinationale Monsanto, filiale depuis l’an dernier du groupe pharmaceutique allemand Bayer. Déjà, le nouveau propriétaire de Mosanto indique n’avoir aucune connaissance de l’existence d’une telle liste.

LAISSER UN COMMENTAIRE

SVP, Entrez votre commentaire
SVP saisissez votre nom