Après 2017, le Bénin tient depuis hier, mardi 14 mai 2019, son atelier national sur l’initiative «One Health» (Une seule santé). C’est trois jours d’évaluation pour renforcer la mise en œuvre au Bénin de cette approche dans la prévention, la surveillance et la riposte face aux maladies à potentiel épidémique.

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«Un diagnostic des forces et faiblesses actuelles de la collaboration entre les services béninois de santé animale et humaine dans les domaines techniques clés puis une feuille de route harmonisée, détaillée et réaliste des activités que le Bénin mettra en œuvre pour améliorer la collaboration entre le secteur de la santé animale et celui humaine dans la prévention, la détection et la réponse aux maladies zoonotiques».

Ce sont les principaux résultats attendus de cet atelier national «Une seule santé», d’après les indications du représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Bénin, Dr Jean Pierre Baptiste. C’est un atelier conjoint de l’OMS et de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) qui a lieu à Grand-Popo jusqu’au 16 mai 2019.

A la lumière du RSI et de la PVS

Pendant les trois jours d’échanges et de revue de capacités, les participants vont s’appuyer sur le cadre d’évaluation et de suivi du Règlement sanitaire international (RSI 2005) et le processus PVS (Performance des services vétérinaires). Ce sont deux outils développés par l’OMS et l’OIE pour soutenir les pays membres dans le cadre de l’amélioration des capacités de leur service de santé publique et de santé animale, à en croire Dr Brice Kora Lafia, représentant de l’OIE à cet atelier.

Le présent atelier permet au Bénin d’explorer ces deux outils puis de développer des passerelles facilitant leur coordination. Leur utilisation conjointe permet un meilleur alignement des approches de renforcement de capacités et des stratégies entre les secteurs de santé humaine et animale, indique Dr Brice Kora Lafia.

Union contre les failles du système sanitaire

L’approche «One Health» se révèle indispensable pour assurer la santé des populations, à en croire le représentant des ministres de la santé et de l’agriculture, Dr Yao Akpo. «Les maladies humaines et animales à potentiel épidémique constituent de plus en plus des problèmes majeurs de santé publique et de sécurité sanitaire ; et leur lutte n’incombe plus à un secteur spécifique » confie-t-il.

«Environ 75% des nouvelles maladies infectieuses qui ont affecté l’homme au cours des 10 dernières années ont été transmises par des animaux ou des produits d’origine animale» renchérit Dr Brice Kora Lafia. Il est donc temps dit-t-il, de changer de paradigme et mener la lutte contre les zoonoses suivant l’approche «une seule santé». C’est « un atout pour le renforcement de la collaboration intersectorielle pour une surveillance intégrée et une riposte adéquate face aux situations d’urgence sanitaire », dira Dr Yao Akpo.

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