Face à ce qui est d’ores et déjà présenté par les États-Unis comme étant “l’accord du siècle”, censé mettre fin au conflit israélo-palestinien, la Jordanie semble s’inquiéter. En effet, le gouvernement américain a promis de révéler les contours de ce traité extraordinaire à la fin du mois du ramadan. La date approchant, tout le monde est donc en mis en attente.

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Toutefois, la perspective d’un accord réalisé sous la médiation américaine ne satisfait pas tout le monde. Les Palestiniens tout d’abord, qui ont toujours refusé l’aide américaine sur le sujet, mais aussi les Jordaniens qui s’inquiètent tout particulièrement du sort réservé aux réfugiés palestiniens par ce traité. En effet, ces derniers sont plus de deux millions en Jordanie qui, en outre, défend bec et ongles leur droit au retour à savoir leur droit de revenir chez eux une fois que la situation sera calmée.

La Jordanie en attente de “l’accord du siècle”

Dans les faits, le roi Abdallah de Jordanie, semble craindre que la Jordanie soit en train de devenir une sorte de “patrie de remplacement” pour les Palestiniens qui sont forcés de partir à cause des tensions économiques, sociales et politiques. Dans le même temps, alors que la Jordanie se prépare à assumer les conséquences du conflit et de l’accord américain, le pouvoir tente d’alerter la communauté internationale sur le sort de ces réfugiés palestiniens afin que ces derniers ne soient pas oubliés.

Face à la misère rencontrée par ces derniers, Amman a d’ailleurs décidé de leur octroyer certains droits. Apatrides, ces réfugiés ont désormais le droit d’acheter des véhicules diesel, des biens immobiliers, mais également à travailler dans certains secteurs sans avoir besoin de permis de travail. Une manière pour la Jordanie de faire tourner l’économie grâce à l’apport d’une main-d’œuvre, mais aussi et surtout montrer au monde que les Palestiniens sont toujours dans une situation compliquée et que ces derniers n’attendent qu’une seule chose, qu’une main leur soit tendue.

Les Palestiniens demandent plus

Si beaucoup estiment que ce geste du pouvoir leur sert au quotidien, notamment en ce qui concerne la possibilité de travailler, d’autres assurent qu’il ne s’agit en fait que d’un écran de fumée. Pour de nombreux Palestiniens réfugiés en Jordanie, le pouvoir en place tente simplement de rappeler que des réfugiés sont actuellement sur place et que la communauté internationale se doit de faire quelque chose pour eux. La principale raison pour ce constat étant que les droits accordés à ces personnes sont encore trop restrictifs. 

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