La Faculté des Sciences de Santé (FSS) de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) a décidé, mercredi 5 juin dernier, qu’aucun candidat aux Comités consultatifs Interafricains (CTS) et au concours d’agrégation ne doit payer les frais d’inscription autrefois payés par l’État, et désormais mis à leur charge par une note circulaire du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

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Cette réaction de la communauté de la FSS fait suite à la note de service N°1155/MESRS/DC/SGM/DAF/SRHDS/DGCPER/ en date du 05 avril 2019, adressée aux recteurs par la ministre l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS). Dans cette note de service, la ministre Marie-Odile Attanasso fait savoir que les frais liés à l’inscription des candidats aux concours d’agrégation et aux CTS deviennent lourds pour le budget de son ministère. Alors, elle fait remarquer que son ministère se voit incapable de supporter ces charges financières. La note circulaire porte à l’attention de tous les candidats ayant déposé leurs dossiers de candidature en 2019 que, dorénavant, les frais de participation sont à leur seule charge. La conséquence est que tout candidat aux concours du CAMES dont la procédure de dépôt des dossiers a pris fin depuis le 15 février 2019, a l’obligation de payer lui-même ses frais de participation au risque de voir son dossier être écarté après le 15 juin prochain. De même, les frais d’encadrement permettant de parfaire la qualité des dossiers avant la soumission sur la plateforme du CAMES souvent payés aux experts par les Rectorats sont à collecter auprès des candidats pour compter de cette année 2019.

C’est donc face à cette mesure, jugée totalement discriminatoire, que la communauté de la FSS a décidé à l’unanimité pour le Comité Technique Spécialisé (CTS), qu’aucun candidat aux Comités consultatifs Interafricains (CCI) 2019 et aux concours d’agrégation 2020 ne doit payer les frais exigés par le Ministère. La FSS s’oppose donc à une mesure du ministère qui a invité chaque université à s’organiser pour la collecte les frais de participations auprès des candidats et les verser directement sur le compte du CAMES prévu à cet effet. Pour rappel, pour l’ensemble des candidats de la 41e session 2019 du CAMES, le montant total s’élève à 133 millions, soit 400.000f CFA par candidat. L’intersyndicale des universités nationales du Bénin devrait aussi donner sa position après son assemblée générale de jeudi 06 juin à l’UAC.

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3 Commentaires

  1. Aucun moratoire ne doit être accordé ou donné.Ils sont avant des APE.Ils ont leur salaires à bonne date.Ils dovent faire face aux depenses leur rapportant les salaires chaque 30 jours.Ces arivistes.400 milles seulement, ils crient. moi je paie plus que chaque année et pourtant c’est le meme tresor qui nous paie.Mme allez y.

  2. Pour des dossiers déposés depuis février, on donne pouultimatum de paiement de frais d’à peine une semaine maintenant ??? Incompréhensible.

  3. Madame Attanasso ; votre décision est juste et louable pour assainir les finances et le budget de votre ministère.
    Seulement ; il fallait un moratoire d’une année pour permette aux postulants de s’y conformer.
    Ce que je crois.
    Le Plombier universitaire.
    Je passais

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