Le conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) lors de sa 36ème session à Cotonou, a décidé de sanctionner certains professeurs, éminents juristes et politistes de trois (3) pays membres dont le Béninois Ibrahim David SALAMI.

Agrégé des facultés de droit, enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) du Bénin, Ibrahim Salami est exclu de toute activité du CAMES pour trois ans. Il est impliqué dans un dossier de plagiat. Le dossier concerne SALAMI et le Professeur Philippe NOUDJENOUME. Ce dernier accuse Ibrahim David SALAMI qui lui a succédé dans les fonctions de chef de département de droit public de la Faculté de droit et de science politique de l’Université d‘Abomey -Calavi, «d’avoir non seulement volé sur son poste d’ordinateur de chef de département dont il a hérité, le fichier de son cours de droit administratif qu’il a préparé et travaillé plus de dix ans durant, mais aussi et surtout de l’avoir publié sous son nom sans son accord».

Le professeur NOUDJENOUME aurait brandi comme preuve, un premier ouvrage portant le seul nom du Professeur Salami, un autre ouvrage reproduit avec cette fois-ci les noms du professeur NOUDJENOUME, le vrai auteur de l’ouvrage et celui du Professeur Salami comme co-auteur. Les deux ouvrages parus la même année et à la même édition. Philippe NOUDJENOUME  qui a comparu, mi-avril, devant la Commission d’éthique et de déontologie (CED) à Ouagadougou aurait également produit à ses pairs l’original du cours de droit administratif qu’il fait depuis 10 ans et qui est reproduit dans l’ouvrage plagié.

Défiance du CED

La CED a voulu écouter Ibrahim David SALAMI pour connaître sa version des faits. Mais, il a boycotté les travaux de la Commission et a manqué l’occasion de faire la confrontation avec le plaignant. Son avocat a dénoncé en son temps un «traquenard inacceptable et une violation scandaleuse du droit de la défense» et une «violation de la procédure». Or, le plagiat est le crime le plus grave que peut commettre un enseignant et il est puni comme tel par le code d’éthique et de déontologie du CAMES. Alors, comme le prescrivent les textes du CED, la commission a examiné et qualifié les faits et a renvoyé le dossier au Conseil des ministres pour prononcer la sanction.

D’autres professeurs sanctionnés

Ibrahim David SALAMI n’est pas le seul à écoper de sanction. Adama KPODAR, Agrégé des facultés de droit, vice-président de l’université de Kara, enseignant à l’UAC du Bénin et Francisco DJEDJRO MELEDJE, agrégé des facultés de droit, vice-président de l’Université Félix Houphouet Boigny d’Abidjan ont été aussi épinglés. Ils écopent aussi d’une exclusion de trois ans de toute activité du CAMES. Ils sont inculpés dans une affaire dite de la «conspiration des rapporteurs». Ils profitent de leurs positions stratégiques et institutionnelles pour avantager certains collègues par des promotions imméritées et surtout pour humilier certains autres qu’ils recalent alors qu’ils mériteraient d’être promus. Eux aussi n’ont pas jugé utile de comparaître devant la CED.

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15 Commentaires

  1. Hééééééééééééé!!! Baba SALAMI, BABA FAYAWO
    Là son nom est gâté jusqu’ici à Paris. Plus jamais, il ne siégera dans un jury de co tutelle en France.

  2. CAMES un marchin, je crois que c’est du désordre tout ces professeurs n’ont qu’à aller s’assoir sur le banc et composer dans leur matière respectives.je sais qu’ils sont plus intelligent que cette honte.je veux bien leur croire qu’ils sont capables.

  3. Depuis la classe de 4ème ,mon professe de français m’a dit que le plagiat est un crime intellectuel qui est punit par la loi.

  4. C’est une honte à l’intelligentsia africaine, heureusement que le Cames à travers son CED est là pour corriger.
    Bravo au Cames.

  5. Mon œil ! ça me rappelle la guéguerre de plagiat entre Manu Dibango qui avait accusé Michael Jackson de plagiat pour quelques fractions de secondes de paroles :« Mamassémamassamamakossa ».
    En matière de plagiat, il y a des marges de tolérance de l’auteur envers celui plagie une œuvre ou un écrit. Mais quand le faussaire sans humilité se permet de publier l’œuvre de l’autre sous son propre nom sans l’accord de l’auteur alors là c’est l’extrême grand péché d’Israël dans le cercle académique.
    On ne peut pas tolérer cela ; Me Ibrahim David SALAMI ça c’est du vol tout crû et vous n’êtes plus digne de tenir le crachoir devant vos étudiants.

  6. Tout ça c’est à cause de l’argent et les titres . Alors sue Dieu le tout puissant qu’àppartien les pouvoirs ne donne pas au hasard. Donc mes frères et soeurs Ball à terre pour vivre longtemps sur terre

  7. Ils sont très nombreux à adopter ce système de plagiât. C’est regrettable. Et souvent, c’est de gros français le béninois aiment parler.

  8. Ouais! Se faire les cours d’un anarcho-gauchiste revanchard n’est certainement pas la meilleure idée qui soit.

    • un anarcho gauchiste …djan dirait Madampol
      Communiste obtus et dingot, là Noudjènoumè est imbattable
      Mais comment Salami, agrégé peut-il faire cette connerie! tu es jeune , tu as tout réussi pourtant…

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