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Ardisson ne fait plus partie du groupe Canal. L’homme en noir, qui était sur Canal + avant de migrer vers C8. L’occasion pour lui de conclure une aventure longue de plus d’une décennie. Toutefois, son départ ne se fait pas sans fracas. Visiblement amer après avoir eu plusieurs discussions musclées, Ardisson a décidé de rétablir ses vérités.

La raison de son départ lui, l’explique assez facilement. La baisse des budgets. Affirmant que ses productions liées aux émissions Les Terriens coûtent environ 10 millions d’euros par saison, Ardisson affirme qu’il n’est pas possible pour lui d’accepter un budget moindre. “Évidemment qu’on peut faire des émissions avec 5 millions par saison, mais pas celle-là.” confirme-t-il ainsi lors d’un entretien accordé à nos confrères de TV Mag le Figaro, preuve que les négociations ont donc été relativement compliquées entre les partis.

Ardisson charge Bolloré

Prêt à stopper les Terriens du Dimanche, émission qui a fait des pointes à 850,000 téléspectateurs l’hiver dernier, Ardisson imaginait un programme mêlant Salut les Terriens avec le meilleur de son émission dominicale. Problème, là encore le groupe Canal a refusé. “À quoi ça sert d’être milliardaire si on ne peut pas se payer Ardisson?s‘est-il ensuite demandé, en référence à la fortune de Vincent Bolloré, propriétaire du groupe.

Une émission qui casse les codes

S’il est conscient de l’intérêt économique d’une émission pour les chaînes, Ardisson n’en démord toutefois pas. Qualifiant son programme de créatif, d’intelligent et de transgressif, celui-ci ajoute qu’il était probablement l’un des seuls à proposer une liberté de ton devenue bien trop rare à la télévision. Un sentiment qu’il a d’ailleurs ressenti lorsqu’il s’est fait remercier par Patrick de Carolis, sur France 2, à l’époque, Tout le monde en parle était stoppé. La suite ? Ardisson lui-même ne sait pas de quoi elle sera faite, mais une chose est sur, il ne fera pas de la “télé low cost sous le joug des comptables”.

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1 COMMENTAIRE

  1. Qu’on aime ou pas T.A, je trouve très rafraichissant ce refus d’obéir et de la fermer. Hormis Karl Zero qui ne s’en est pas remis, qui ose encore ramener sa fraise contre un very big boss?. A l’heure ou le présentateur de télé est devenu une marchandise comme les autres, interchangeable a la première tache de langage, sauf si c’est son core-buisness bien sur, (avec pipi-caca sur la tronche en cerise sur le cas-low ); merci Thierry. Finalement, ca devient politique presque, comme a chaque fois qu’un individu avec un poil de courage ou de gueule dit haut et fort qu’il n’est pas d’accord avec les “supérieurs” (en tune only) et qu’il les emmerde…Va à Hong-kong Thierry, et viva la revolution!

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