Quinze femmes participant à la formation en « entrepreneuriat féminin en milieu musical » initiée par Africa sound city ont donné un spectacle vendredi 28 juin dernier pour une première évaluation publique de leur transformation en amazone de l’industrie culturelle au Bénin.

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Elles sont en train de sortir d’une pratique musicale sans base technique théorique solide pour devenir des professionnelles à part entière dans la musique, et au-delà, des entrepreneuses culturelles. Visiblement, tous les indicateurs sont au vert pour y arriver. C’est du moins, ce qu’on peut retenir après leur spectacle d’évaluation publique du vendredi 28 juin 2019 au centre Africa sound city à Cotonou.

Il s’agit d’un projet de « Promotion de l’entrepreneuriat féminin en milieu musical » initié par Africa sound city avec l’appui de la Coopération suisse au Bénin démarré il y a environ trois mois. L’objectif, c’est d’«accroître la participation des femmes dans l’industrie musicale béninoise comme entrepreneuse culturelle ».

Briser les barrières pour exploiter le potentiel économique

Elles sont quinze participantes. Bien qu’ayant des talents et pratiquant déjà la musique, ces femmes béninoises qui ont choisi l’art pour s’exprimer avaient des limites. «Quelqu’un qui parle le français mais qui ne peut pas reconnaitre la lettre a ou b. C’est ce que nous étions » avoue Assy Kiwa, leur porte parole.

Mais vendredi dernier, on a découvert des femmes qui comprennent le langage des notes, des claviers, des cordes et des tambours. Par la lecture de partition sur portée et l’exécution de morceaux sur le piano, à la guitare ou sur les percussions, elles ont prouvé une nette évolution grâce à cette formation.

«Trois mois que nous avons commencé à leur apprendre comment chanter, battre le temps, jouer le piano, la guitare, la basse, la percussion, lire et écrire la musique et comment exploiter ce que nous avons comme valeur musicale» explique Jah Baba, promoteur de Africa sound city.

Pour la suite, elles ont entre autres, rendez-vous avec l’expert culturel Eric Gbèha pour les former sur l’entrepreneuriat culturel. Le Bureau béninois du droit d’auteur et droits voisins (Bubedra) sera aussi avec elles au sujet du droit d’auteur. Assy Kiwa rassure déjà quant à l’impact d’une telle formation sur la musique béninoise et l’industrie culturelle en général. «Nous allons écrire nos noms dans les anales de la musique » affirme-t-elle. Elles en ont les potentialités, à en croire le coach Samuel Koukpaki. «Elles sont pétries de talents. Elles sont représentatives de cette graine qui est en train d’être semée et va porter des fruits dans tout le pays» atteste le porte-parole des formateurs.

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