La grand-messe du football africain serait-elle en train de tourner au fiasco ? Si, sur les terrains, la fête est totale avec de nombreux rebondissements, en tribunes le spectacle lui, est bien différent, la faute notamment à des affluences loin d’être à la hauteur des attentes. Un constat qui n’est d’ailleurs pas si nouveau.

En effet, il n’est pas rare d’assister à des matches dont l’affluence dépasse à peine les 4.000 spectateurs. La pire enregistrée jusque-là ? 1.083 spectateurs pour l’affiche opposant le Congo à l’Ouganda. Un piètre score, surtout que l’enceinte du Caire peut accueillir 74.000 spectateurs au total. Mais ce n’est pas tout, puisque depuis le début de la compétition, ces chiffres font légion. On se souvient notamment des 3.192 spectateurs ayant assisté au match Nigeria-Burundi ou encore de 4.364 fans ayant fait le déplacement pour Zimbabwe-Togo.

Un taux de remplissage qui ne dépasse pas 50%

Cette situation elle, n’a rien de nouveau. En effet, depuis des années, la CAN peine à faire le plein. Ainsi, il n’est pas rare de voir des stades vides lors de cette compétition. Pour preuve, le taux de remplissage des stades dépasse à peine les 50%, en général. Un mal récurrent qui agace les acteurs sur le terrain, dont Djamel Belmadi, le sélectionneur algérien qui a avoué qu’il serait préférable pour tout le monde, de jouer dans un stade bondé, d’autant que c’est l’image même de la compétition qui semble en pâtir. l’élimination du pays hôte ne devrait toutefois rien changer à cela.

De nombreuses raisons invoquées

Cette situation elle, s’explique toutefois assez facilement. Le prix des billets tout d’abord, a été jugé un peu trop excessif cette année, puisque situé à environ 27 euros (entre 100 et 500 lires égyptiennes). Un tarif qui avait alors provoqué la colère de nombreux supporteurs, qu’ils soient locaux ou étrangers. L’attribution tardive de la compétition, de base accordée au Cameroun, a également provoqué des problèmes logistiques alors que la situation sécuritaire en Égypte est très tendue. Les menaces pesant à l’encontre du Caire, mais aussi la très haute surveillance de la police qui n’accorde absolument aucun écart de conduite, pousse certains à privilégier la télévision plutôt que le stade.

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