La perpétuité et 250 milliards de francs de dommages et intérêts à l’État camerounais. C’est le jugement rendu par le tribunal militaire à l’encontre du leader des séparatistes anglophones au Cameroun, Julius Ayuk Tabe et ses coaccusés. Le chef du mouvement sécessionniste et neuf de ses coaccusés ont été condamnés cette nuit au Cameroun. Sauf rebondissement, ils passeront le restant de leur vie derrière les barreaux.

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Les dix prévenus étaient accusés entre autres de sécession et de terrorisme ayant entraîné plus de 3 000 morts civils et militaires. Leur condamnation est tombée tôt ce mardi 20 août au petit matin à 5h37. Le procès qui a commencé ce lundi au tribunal militaire de Yaoundé a duré toute la journée et toute la nuit.

Condamnés, mais les combats continuent

Le président autoproclamé de l’Ambazonie, Julius Ayuk Tabe, avait pourtant exprimé sa disponibilité à engager des pourparlers avec le pouvoir central de Yaoundé. Ces pourparlers devraient déboucher sur un règlement définitif de la crise et leur commencement était assujetti au retrait de l’armée et de l’administration des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et de la relaxe pure et simple des personnes incarcérées dans le cadre de cette crise. Lesquels pourparlers auraient dû se tenir sous le patronage de ONU ou de l’Union africaine. Des pourparlers qui n’auront certainement pas lieu avec cette condamnation qui intervient au moment où les combats continuent de plus belle dans la région sécessionniste.  

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