L’évaluation diagnostique des enseignants Ace 2008 était ce  jeudi 22 août 2019, au cœur d’un point de presse organisé par six (06) des sept (07) centrales et confédérations syndicales. A l’issue dudit point de presse qu’ils ont tenu à la Bourse du travail, les six centrales ont invité les enseignants à aller composer le samedi prochain vu les engagements pris par le gouvernement.

La Csub, la Cspib, la Csa-Bénin, la Cosi-Bénin, la Cgtb et l’Unstb invitent les enseignants Ace 2008 concernés par l’évaluation diagnostique du samedi 24 août 2019 à se rendre dans les centres de composition le jour J afin de prendre part à l’évaluation. Par le biais d’un point de presse organisé ce jeudi 22 août 2019, à la Bourse du travail, ils ont fait connaître leur position face à ladite évaluation qui crée des polémiques depuis plusieurs semaines dans le secteur de l’éducation.

Compte tenu des promesses gouvernementales et pour la sécurité des emplois

Comme explication, les six centrales et confédérations syndicales avancent le fait que les autorités gouvernementales aient pris l’engagement qu’aucun enseignant ne perdra son emploi au terme du processus. « Le gouvernement ne résiliera aucun contrat ni avant l’évaluation, ni pendant l’évaluation, ni après l’évaluation, à moins que l’enseignant choisisse de son propre chef de démissionner », a fait entendre Christophe Houessionon, porte-parole des conférenciers. D’après les six syndicats qui sont revenus sur les engagements des autorités gouvernementales, les enseignants qui auront 10/20 à l’issue de l’évaluation deviendront des Agents permanents de l’Etat (Ape).

Ceux qui n’atteindront pas cette moyenne conserveront leur emploi ainsi que leur salaire tout en suivant une formation modulaire. Une seconde évaluation sera ensuite organisée à leur intention à la fin de la formation. A l’issue de cette dernière évaluation ceux qui seront admis pourront signer un contrat avec l’Etat et les autres seront reconvertis dans d’autres activités au sein de l’administration publique, ont rappelé Christophe Houessionon et ses pairs. 

Pour la sécurité des emplois et l’esprit du dialogue

Toujours pour justifier leur position, les six centrales affirment qu’il s’agit d’une démarche visant à sauvegarder les emplois. « Par conséquent, les six (06) centrales et confédérations syndicales, en restant vigilantes pour la tenue desdits engagements, tiennent préciser que leur démarche s’inscrit dans une logique en vue d’une sécurisation des emplois pour un règlement de cette question hautement sensible, car touchant à la carrière et à la vie de plus de 18 000 travailleurs et par ricochet de celle de leurs familles », ont insisté les six (06) centrales et confédérations syndicales. Avant de mettre fin à leur sortie médiatique, elles ont également lancé un appel au gouvernement. « Elles demandent au gouvernement de veiller, avant la fin du processus, à la prise de toutes mesures légales administratives et réglementaires nécessaires au respect strict des engagements pris afin de rassurer davantage les enseignants sur les inquiétudes légitimes qu’ils expriment face aux signaux de privatisation de l’école béninoise », ont demandé les syndicats avant d’appeler solennellement les enseignants contractuels de la promotion 2008 à se rendre dans l’ordre et la discipline, le samedi 24 août 2019, dans les centres de composition.

Avec cette sortie médiatique des syndicats, on pourrait dire que les enseignants concernés par ladite évaluation savent désormais à quoi s’en tenir. Toutefois, la polémique risque de continuer par rapport à cette évaluation jusqu’à la fin du processus car une grande absente a été remarqué lors de ce point de presse. Il s’agit de la Cstb qui depuis l’annonce de l’évaluation s’oppose à sa tenue.

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8 Commentaires

  1. De toute façon, pour le Bénin une réforme de l’enseignement s’impose.
    La réévaluation des enseignants elle, comporte des risques pour les emplois lorsqu’on considère comment les ex-députés ont été amenés à cuisiner eux-même la sauce à laquelle ils ont été mangés…

    Les observations de l’ancien sur les APE qui n’ont pas droit à la retraite, ce qu’on sait que le Bénin va devoir payer comme amende, la situation avec le Nigéria et les méthodes que le gouvernement a donné à voir, tout ça montre que le pays va avoir besoin d’argent.

    La méthode qu’il utilise est celle de libéraux : couper dans les dépenses. Les inquiétudes des enseignants sont donc légitimes.

    ça, c’est la vraie politique : décider dans l’incertitude et sous contrainte de la réalité. A suivre …

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    (@_@)

  2. Je l’ai déjà dit plusieurs fois sur ce forum. Il n’existe today qu Benin qu’une seule centrale syndicale la CSTB tout le reste des pacotilles brouteurs de la rupture. Les enseignants doivent prendre leur destin en main et oublier ces mange mils

  3. 400 000 000F POUR CHAQUE CENTRALE , COMME IL AVAIT FAIT AUX HOMMES DE COS LEPI. *** TU ES FORT DÈH! AVEC DE L’ARGENT ET TOUT EST RENTRÉ EN ORDRE .LA CORRUPTION ,LA RUSE ET LA RAGE EN MARCHE .

  4. De quels moyens…de coercition…disposent ces complices de syndicalistes…au cas ou..le gouvernement ne respecte pas ses engagements..

    Ils oublient…qu’ils ne peuvent plus faire…des gréves perlées télécommandées…comme ce fut le cas au temps de yayi..

    Plus de mercredi rouge…non plus…

    Pour moi…la *** inévitable avec les enseignants..

    Le coup de buhari…qui touchera…99% des beninois..

    dis je…me paraissent une bonne occasion…***…

  5. Ici encore talon ” a frappé ” ces syndicats à coup de billets de banque *****. ; sinon comment comprendre que ces messieurs corrompus , vendus, suivent encore les promesses jamais tenues par un talon boulanger , ********* , qui pris à la gorge surtout avec le Nigeria qui met la pression , veut dégraisser la masse salariale que constituent les enseignants dans le budget

  6. ça a un peu plus de tenue que les menaces bidon du préfet…

    De toute façon même tardive, une nouvelle politique de l’éducation doit être conduite au Bénin.
    trop de monde mal formé dans des filières inadaptées.
    un corps enseignant qui a perdu beaucoup de son lustre et de la considération que lui accordait la société .

    \\\\///
    (@_@)

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