Ce mercredi, un ressortissant nigérian a été condamné par un tribunal de Pretoria en Afrique du Sud,( la Haute Cour du Gauteng à Pretoria) à trois peines de réclusion à perpétuité pour trois accusations de traite d’êtres humains et à trois autres condamnations à perpétuité pour viol ainsi que 129 ans de prison pour 24 différentes autres charges.

La peine maximale ultime autorisée

Le tribunal de Pretoria a eu ce mercredi la main lourde. Si le prévenu avait des descendants déclarés et que les peines de prison étaient transmissibles, il aurait fallu plusieurs générations à Ediozi Odi et à ses descendants pour évacuer la sentence du tribunal ; six condamnations à vie assorties d’une réclusion de 129 ans.

Dans les faits, Ediozi Odi, nigérian et ses co-accusés sud-africains, Nomsa Hlalele et Luke Botha ont ouvert une maison de passe à Springs, une ville industrielle de la province du Gauteng, dans le nord-est de l’Afrique du Sud, située à une trentaine de kilomètres à l’est de Johannesburg. Une activité déjà illégale en soi, mais ces messieurs ont jugé plus lucratif de prendre des employées à plein temps et pour pouvoir s’assurer leurs services, les enlevaient très jeunes, les séquestraient, les droguaient et leur apprenaient les ‘’rudiments du métier’’.

Plusieurs adolescentes, trois selon l’enquête, de 13 à 14 ans, auraient été ainsi kidnappées et enfermées dans un cachot en dessous d’une échoppe de Barbier pendant près d’un an pour l’une d’entre elles. Et là les ‘’filles’’ étaient droguées et servaient d’esclaves sexuelles à Odi et ses clients. Le pot aux roses n’avait été découvert que parce que deux des filles retenues en otage dans le bordel avaient trouvé un moyen de s’échapper et avaient alerté la police.

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