Photo : Facebook Ali Bongo Ondimba

Depuis son attaque du 24 août 2018 à Riyad en Arabie Saoudite, sa convalescence Au Maroc et son retour il y a quelques semaines ; la santé du président de la république gabonaise suscite moult passions et débats sur la scène politique du Gabon. C’est queAli Bongo, déjà très secret du temps de son indisponibilité, aurait conservé et entretenu même après son retour, une si grande opacité autour de ce sujet que même ce retour ne semblait plus convaincre la classe politique sur sa capacité à gouverner.

Un simple contrôle de routine…

Le président gabonais, aurait encore, il y a quelques jours, quitté le pays pour la Grande-Bretagne. Les raisons évoquées par l’entourage du Chef de l’état seraient que le président gabonais se serait rendu à Londres pour « un simple contrôle de routine » puisqu’après plusieurs mois de « convalescence » à Rabat, M. Ali Bongo se devait de poursuivre sa « rééducation ».

Pour L’opposition, et notamment le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité qui vendredi dernier avait tenu un point de presse à cet effet, cette visite de routine du président aurait tout l’air d’une nouvelle hospitalisation. Relaçant derechef, le débat autour de la capacité de chef de l’Etat à assumer ses charges.

Un débat, que le gouvernement tenterait de museler tous azimuts. Après avoir sans coup férir relevé il y a quelques semaines , un haut magistrat pour avoir jugé recevable la requête d’une association de faire faire au président un bilan publique de santé ; le débat sur la santé du président gabonais, Ali Bongo, serait devenu selon la presse nationale, l’une des plus importantes campagnes contre la liberté d’information dans le pays.

Des médias nationaux aux groupes de presse internationaux, aucun commentaire désobligeant ou même simplement informatif  sur la santé n’étaient laissé impuni. Le correspondant de Radio France International au Gabon aurait vu son accréditation retirée après avoir publié un rapport sur l’état physique du président lors du défilé du 17 août 2019. Et Le 2 septembre 2019 dernier, Le Gabon menaçait Bloomberg de représailles judiciaires, pour avoir révélé son hospitalisation au Royaume-Uni.

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