Le Nigéria est le premier producteur de pétrole sur le continent africain. Cependant une bonne partie de cet or noir échappe au contrôle de l’Etat central. La production pétrolière du Nigéria dépasse les 2 000 000 de barils par jour. Or 6% de cette production est volée chaque jour soit environ 120 000 barils. Des chiffres alarmants qui proviennent d’un récent rapport de la Compagnie nigériane de production de pétrole (NNPC).

Un déficit criant

De janvier à juin, soit en un intervalle de six mois, plus de 22 millions de barils de pétrole ont disparu du circuit formel au Nigéria. Soit un déficit de 6 à 11 milliards d’euros dans un pays dont le fonctionnement est très dépendant de cette manne que représente l’or noir. Le pétrole rapporte au Nigéria 90% des entrées en devises étrangères. Tout ce pétrole volé est donc un énorme manque à gagner pour l’Etat nigérian qui peine à lutter contre ce bradage de ses richesses.

Du sabotage des pipelines au siphonnage du liquide noir

L’Etat a des difficultés pour contrer ce fléau du fait des méthodes de vol de plus en plus sophistiquées des trafiquants de pétrole qui sont parfois de véritables organisations opérant tant sur terre qu’en pleine mer. Leurs méthodes vont du sabotage des pipelines au siphonnage du liquide gluant vers des raffineries clandestines dans le Delta du Niger, mais aussi dans les environs de la capitale économique Lagos. Le vol de pétrole brut est bien organisé dans le pays et bénéficie de nombreuses complicités tant au niveau national qu’international. La quantité de pétrole volée est en hausse dans le pays du président Buhari et pourrait bientôt doubler si rien n’est fait.    

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