Obama et Trump

Les autorités américaines sont radicales sur le cas d’une jeune femme nommée Hoda Muthana. Cette fille d’un ancien ambassadeur du Yémen près les Etats-Unis avait rejoint l’Etat Islamique pour défendre les idéaux de ce groupe terroriste il y a quelques années.

Hoda Muthana se serait convertie

Mais depuis le début de cette année, elle se serait rendue avec son fils de deux ans aux Kurdes et serait dans un camp de réfugiés au nord de la Syrie. L’ancienne épouse de combattants de l’Etat Islamique aurait envisagé l’option d’abandonner le groupe terroriste et se rendre aux Etats-Unis pour assurer un avenir meilleur à son enfant.

Persona non grata aux USA

Mais elle est déclarée persona non grata au pays de l’oncle Sam. Avant Trump, le président Barack Obama avait révoqué son passeport. Comme raison à cette décision, les autorités américaines avaient remis en cause sa nationalité à cause du statut de son père au moment de sa naissance. Elle serait née au New Jersey alors que son père serait en fonction aux Etats-Unis.

Selon la législation en vigueur, les descendants de diplomates qui naissent dans un pays où ils sont en fonction ne bénéficient pas directement de la nationalité.Cette semaine, les médias américains ont relayé en boucle l’information selon laquelle la justice américaine a rejeté la demande de nationalité qu’elle avait formulée.

Position radicale de Trump

Cette décision de Justice intervient alors que le président américain ainsi que le secrétaire d’Etat avaient affiché leur opposition au retour de la jeune femme aux Etats-Unis. Dans une publication sur son compte Twitter au mois de février dernier Donald Trump avait annoncé les dispositions qu’il avait prises dans ce dossier.

« J’ai ordonné au secrétaire d’Etat Mike Pompeo, et il est d’accord, de ne pas laisser Hoda Muthana rentrer » avait laissé lire l’actuel locataire dans sa publication sur le réseau social de l’oiseau bleu. Par la suite, le Chef de la diplomatie américaine avait également fait sortir un communiqué dans lequel il martelait que la jeune femme n’était américaine.

Notons tout de même que Hoda Muthana s’était illustrée par ses prises de positions radicales. On se rappelle du soutien qu’elle avait apporté aux auteurs de l’attentat de janvier 2015 contre l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo, qui a fait 12 morts. Elle appelait également à « faire couler le sang américain ».

Voir les commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

SVP, Entrez votre commentaire
SVP saisissez votre nom