Maroc : Polémique après la remise en liberté d’un kowétien accusé de détournement de mineur

Au Maroc, la société civile serait en émoi alors la justice du pays aurait autorisé la libération sous caution d’un ressortissant koweitien qui aurait été reconnu coupable d’avoir abusé d’une jeune adolescente. Un tribunal de Marrakech aurait décidé d’ordonner la libération provisoire du jeune homme de 23 ans  pour une amende estimée à 30 000 dirhams (3 000 dollars), sans confiscation de son passeport.

Des faits qui remontent à plusieurs mois

L’affaire en question  remonterait au mois de juillet 2019, alors la victime, une jeune fille de 14 ans aurait disparu de sa ville, Marrakech, pendant des jours avant de subitement réapparaître. La victime aurait déclaré à ses parents, avoir été enlevée par le ressortissant koweitien, enfermée dans le coffre de sa voiture et séquestrée, dans un appartement qu’il possédait dans un immeuble situé dans les beaux quartiers de la ville. Là-bas , il aurait abusé de l’adolescente avant de la relâcher quelques jours plus tard en lui remettant la somme de 3 600 MAD soit 340 euros. Mais alors que l’adolescente et ses parents avaient porté plainte contre le jeune ressortissant koweitien pour «rapports sexuels forcés et violents», le jeune homme lui, les avait rejeté en bloc, alléguant qu’il n’aurait pas pris le risque de la mener jusqu’à son appartement si elle n’avait pas été consentante.

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Mais pour de nombreuses associations marocaines de la société civile, la décision du tribunal avait été biaisée. Et après de nombreux appels à protestations, et sous l’instigation de branche marocaine de l’Association des droits de l’homme ; Le parquet de Marrakech aurait décidé de faire appel de la décision d’un tribunal.

Avant 2012, L’article 475 du code pénal marocain en considération de la loi du «viol-mariage», exonérait un homme de poursuites pour viol, agression sexuelle, viol statutaire, enlèvement ou actes similaires si le délinquant épousait sa victime féminine ou, proposait au moins de l’épouser. Après un certain nombre de manifestations et de campagnes, Le Parlement abolissait la loi en 2014 car elle était considérée comme contraire à la constitution de 2011.

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