Production de pétrole : toujours aucun accord entre les membres du G20

La nuit dernière aura permis de nombreuses avancées au sujet de la production de pétrole dans le monde. Face à la crise du covid-19, les principaux pays producteurs n’auront pas réussi à s’entendre. Résultat, la guerre de l’or noir aura eu pour effet de faire chuter les prix à la pompe. Afin de ne pas continuer sur cette lancée, les discussions vont bon train.

Le Mexique et les Etats-Unis se sont accordés hier soir, sur une réduction de leur offre, de quoi garantir un retour à la stabilité au niveau des prix. En revanche, les ministres de l’Énergie des pays membre du G20 eux, n’ont pas réussi à s’entendre. Résultat, les productions ne devraient pas baisser et les prix devraient, de fait, rester sur la pente descendante. Un véritable calvaire pour les entreprises et pays producteurs mais également pour les investisseurs qui pariaient sur un rapide retour à la normale afin de rebondir dans les jours à venir.

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Les membres du G20 ne s’entendent pas

Le communiqué de presse transmis à la suite de cet accord tend d’ailleurs à confirmer ce constat. Dans les faits, rien de nouveau. En effet, les nations productrices ont confirmé qu’elles continueraient d’assurer une production efficace afin de garantir l’accès aux énergies à tous. En outre, le communiqué fait état d’un engagement de ces nations, à garantir la stabilité du marché. Problème, cela est à moitié vrai puisque personne ne semble vouloir répondre à la nouvelle demande, en chute libre.

Une production en hausse, une demande en baisse

Depuis le confinement, personne n’achète de pétrole. Résultat, les nations souhaitaient ralentir la cadence et donc la production. Le pétrole abonde, la demande baisse, entrainant dans sa chute les prix à la pompe. En effet, depuis le début de la crise sanitaire, l’Arabie Saoudite a décidé d’augmenter son offre à plus de 10 millions de barils par jour alors que la Russie elle, a confirmé qu’elle ne diminuerait pas la sienne, établie à près de 11 millions de barils par jour. Malgré tout, des efforts sont entrepris. Du coté du gouvernement mexicain, une réduction à hauteur de 100.000 barils par jour a été confirmé, contre 250.000 pour les USA. Un premier pas, mais pas vraiment de quoi rassurer les marchés.

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