France : des statistiques inquiétantes du coronavirus

La situation devient de plus en plus préoccupante en France, concernant la crise sanitaire due au coronavirus. En effet, le nombre de contaminations par jour ne cesse d’augmenter depuis quelques jours. Selon les propos du ministre français de la santé, Olivier Véran, sur le plateau de l’émission « Vous avez la parole », hier jeudi 15 octobre 2020 sur la chaîne de télévision France 2, les indicateurs sont au rouge. En une journée, les statistiques font état de 30 000 nouveaux cas de contamination. A ces derniers s’ajoute une hausse des patients admis en réanimation.

226 patients en réanimation le mardi

« Aujourd’hui, jour comme nuit, il y a une personne qui est rentrée à l’hôpital à cause de la maladie à coronavirus chaque minute. Et toutes les six minutes un malade est rentrée en état grave en réanimation » a déclaré Olivier Véran. Les chiffres de Santé Publique France, viennent d’ailleurs illustrer les inquiétudes du ministre. S’agissant des nouvelles admissions dans les services de réanimation, elles sont au nombre de 171 patients le lundi, 226 le mardi, 193 le mercredi et 219 le jeudi. A ce moment précis, les personnes hospitalisées en réanimation sont au nombre de 1741, d’où une augmentation de 77 par rapport à la veille.

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Un problème de ressources humaines médicales

Olivier Véran a également tiré la sonnette d’alarme sur les lits disponibles en réanimation. Selon lui, il y a, à ce niveau, un problème de ressources humaines médicales. Questionné sur les lits en réanimation par Thomas Cuisset, professeur de cardiologie, le ministre a indiqué que : « Pour ouvrir des lits de réanimation, il faut des lits et des médecins anesthésistes-réanimateurs. Pour former un anesthésiste-réanimateur, il faut 11 ans ». En outre, il a insisté sur l’objectif de ne pas délaisser les personnes ne souffrant pas de la covid-19.

Quand Thomas Cuisset a pris la parole, il a fait savoir que la moitié des lits en réanimation est quasiment occupée. « On est à 40% d’occupation de nos lits de réanimation, on a l’impression qu’on approche de ce point de rupture où le Covid va prendre tellement de place qu’il va empiéter sur nos activités non-Covid » a-t-il déclaré.

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