Sous-marins australiens : la France parle de mensonge et de mépris

Jean-Yves Le Drian, ministre des affaires étrangères. Photo : BERTRAND GUAY / AFP

Les autorités françaises n’ont toujours pas encore digéré la rupture du « contrat du siècle » par l’Australie qui va priver Paris de 35 milliards d’euros. Après avoir rappelé les ambassadeurs français aux Etats-Unis et en Australie, le chef de la diplomatie française est revenu ce samedi sur le nouvel accord de l’Australie avec les USA et le Royaume-Uni, qu’il a avait qualifié de trahison. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian a une nouvelle fois évoqué une « crise grave » provoquée par le torpillage du contrat de sous-marins français à Canberra.

Il a en effet dénoncé un « mensonge (…), une duplicité (…), une rupture majeure de confiance » et un « mépris » de la part des désormais anciens alliés de la France. « C’est symbolique il y a eu mensonges, il y a eu duplicité, il y a eu rupture majeure de confiance, il y a eu mépris, ça ne va pas entre nous, ça ne va pas du tout, ça veut dire qu’il y a crise. Il y a un aspect symbolique on rappelle nos ambassadeurs pour essayer de comprendre, pour montrer à nos pays anciennement partenaires que nous avons un très fort mécontentement, qu’il y a une crise grave entre nous, et de réévaluer nos positions pour défendre nos intérêts à la fois en Australie et aux Etat-Unis », a expliqué Jean-Yves Le Drian surFrance 2.

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L’opportunisme britannique

Si l’ambassadeur de France au Royaume-Uni par contre, n’a pas été rappelé, Le Dian a estimé que cela était inutile puisqu’on «connait leur [Britaniques] opportunisme permanent ». Par ailleurs, le ministre a estimé que « ce qui vient de se passer » pèserait sur la définition du nouveau concept stratégique de l’Otan.

Pour rappel, Le Drian avait annoncé vendredi dans un communiqué le rappel à « Paris sans délai nos ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie pour des consultations » à la demande du président de la République. « Cette décision exceptionnelle est justifiée par la gravité exceptionnelle des annonces faites le 15 septembre par l’Australie et les Etats-Unis », indiquait le communiqué.

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