Éric Zemmour : une plateforme veut « mettre à nu ses contrevérités »

Eric Zemmour (Photo Abaca)

Après ses heures de gloire, le potentiel candidat à la présidentielle de 2022, Éric Zemmour a entamé depuis plusieurs jours sa descente aux enfers. D’après les résultats d’une étude « Opinion 2022 », réalisée par Elabe pour BFMTV et L’Express en partenariat avec SFR, Marine Le Pen, est située entre 20 et 22% des voix, en légère hausse alors qu’Eric Zemmour, qui n’a toujours pas encore annoncé officiellement sa candidature, poursuit sa baise et est crédité de 12 à 15% des intentions de vote. Le polémiste, n’est plus donné au second tour du scrutin présidentiel dans les sondages depuis plusieurs jours.

L’ancien journaliste comme l’a dit Jean-Marie Le Pen, qui le supportait, a déjà « brûlé ses cartes », et perd de plus en plus de soutien. En dehors des poids lourds qu’il perd, Zemmour fait face depuis quelque temps à l’hostilité des simples citoyens et des élus français. Dans une tribune publiée jeudi 25 novembre dans Le Monde, des élus de grandes villes ont appelé à « un sursaut populaire » face à Eric Zemmour. Les élus de différentes sensibilités politiques ont dénoncé les « raisonnements simplistes » du polémiste d’extrême droite.

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« Il est temps de nous réveiller collectivement » 

« Il est temps de nous réveiller collectivement » pour « que la campagne électorale ne soit pas noircie par le mensonge et l’hypocrisie », ont-ils écrit tout en accusant Zemmour d’être « à la tête » d’une « prédation médiatique ». Au cours de ce mois, un groupe de jeunes anonymes craignant d’être « menacé et traqué par des extrémistes » ont lancé une plateforme TousContreZemmour « qui met à nu les contre-vérités avancées et médiatisées par le polémiste Éric Zemmour », selon la rédaction de la plateforme.

« Attachés à la liberté d’expression »

Ce groupe de jeune affirme n’être « pas contre la candidature d’Eric Zemmour, mais contre ses théories et propositions électorales ».  Ils sont plutôt, « attachés à la liberté d’expression », à « une parole contradictoire et argumentée, afin d’assurer un débat d’idées éclairé ». Sur la plateforme, on peut trouver des articles titrés comme : « Les pires citations de Zemmour », « L’amalgame Zemmour entre immigré et étranger », ou encore « Afrique : les contradictions de Zemmour ». Il s’agit en effet d’une plateforme de campagne anti-Zemmour.

Alors qu’il avait prévu de faire un point de presse après une visite dans l’enceinte de la basilique Notre-Dame-de-la-Garde à Marseille dans l’après-midi de ce vendredi 26 novembre, le diocèse de Marseille le lui a interdit en raison du caractère sacré des lieux. « Ce qui a été demandé à Monsieur Zemmour c’est que ce point-presse se passe à l’extérieur des grilles du sanctuaire, car il s’agit d’un lieu privé et surtout d’un lieu sacré », a confié le diocèse au site d’investigation Marsactu. Les propos haineux du journaliste pour lesquels il a été condamné deux fois déjà, font qu’il est détesté par beaucoup en France et même à l’étranger.

A Londres toute personne incitant à la haine n’est pas bienvenue 

Alors qu’il avait été annoncé à Genève, l’écrivain Metin Arditi avait craint « qu’Eric Zemmour vienne à Genève, déverse ses outrances et s’en retourne chez lui ». Il avait également dénoncé les discours « racistes et populistes » du polémiste français. La maire de la commune de Genève avait également déclaré « ne pas vouloir lui prêter de salle communale ». A Londres où il devrait intervenir la semaine dernière à la Royal Institution, la salle réservée pour sa conférence avait été finalement annulée. Il a dû trouver une autre salle moins prestigieuse. Le maire de Londres, Sadiq Khan, avait indiqué « que toute personne incitant à la haine n’est pas bienvenue ».

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