Migrants: des traitements inhumains contre une mère enceinte dénoncés en Suisse

Un rapport de la Commission nationale de prévention de la torture (CNPT) en Suisse s’est intéressé aux traitements qui ont été réservés au cours de ces derniers mois aux migrants expulsés. Dans ce document, la commission a formellement critiqué la façon dont les policiers ont traité les migrants dans certains cas. Le rapport évoque par exemple la situation d’une femme  enceinte de quatre mois qui a été attachée et traînée dans les escaliers devant ses enfants par la police.

Femme enceinte portée « de manière inadéquate »

Malgré les plaintes de malaise et de douleurs qu’elle signalait, ces policiers l’auraient portée «de manière inadéquate» dans les escaliers selon le rapport. Elle aurait également été obligée d’allaiter son bébé alors qu’elle était menottée. Cette scène qui s’est produite à Genève a été qualifiée par la commission de «dégradante et inhumaine». Le rapport qui intervient comme un bilan des expulsions de l’année écoulée fait savoir que 130 personnes ont été retournées contre le gré dans leur pays d’origine. Ils ont été retournées chez par des vols spéciaux affrétés à l’occasion. Il s’agit de six familles dont 15 enfants.

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Rappel des conditions d’usage de force

Même si dans la plupart des cas, les retours forcés se sont déroulés dans de meilleures conditions, la Commission nationale de prévention de la torture (CNPT) a répertorié des incidents qui ne seraient pas de nature à honorer l’être humain. Ce fut également l’occasion pour la commission de formuler des doléances à l’endroit des acteurs de ces opérations d’expulsion de migrants. «La commission rappelle que les entraves complètes ne doivent être utilisées qu’en cas de rébellion physiquement manifeste et lorsque les personnes à renvoyer mettent en danger leur vie ou celle d’autrui», martèle le rapport.

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