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Consommation de la chicha : l’autre piège pour les fumeurs de tabac

Le tabagisme figure parmi les grands dangers qui affectent la santé publique mondiale.Il occasionne plus de 8 millions de morts chaque année dans le monde, dont environ 1,2 million de non-fumeurs qui sont exposés à la fumée. La chicha ou le narguilé constitue une façon plus alléchante de consommer du tabac. Cependant, elle se révèle plus dangereuse que la cigarette surtout pour les jeunes qui sont sous le charme de ses arômes.

La chicha est une pipe orientale à long tuyau flexible relié à un flacon d’eau chaude aromatisée. La jeunesse étant séduite par la variété des arômes de la chicha se retrouve plongée dans cette forme de tabagisme en pensant qu’elle serait sans répercussion sur la santé contrairement aux autres formes de tabac. Cependant, la chicha se révèle plus dangereuse que la cigarette selon le professeur Gildas Agodokpessi, spécialiste de la tabacologie.

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D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms), une séance de chicha peut être équivalente à fumer 20 à 30 cigarettes. Le tabac à chicha est en moyenne composé de 28% de tabac, 70% de mélasse et 2% d’arômes. Les personnes qui fument la chicha peuvent également développer une dépendance comme avec les cigarettes à cause de la nicotine. La fumée de la chicha contient des milliers de substances chimiques dont la majorité est toxique, irritante ou cancérogène.

En effet, le risque de cancer est beaucoup plus élevé avec la consommation de la chicha notifie le professeur Gildas Agodokpessi, spécialiste de la tabacologie. La chicha expose aux différents types de cancer dont celui du poumon, de la gorge, de la bouche, du sang, des lèvres, du pancréas, des reins, de la vessie et de l’utérus ainsi qu’aux problèmes respiratoires et aux maladies cardio-vasculaires. Le partage du même embout entre fumeurs de la chicha présente également un risque de transmission de microbes ou des maladies telles que l’hépatite B et le coronavirus.

La consommation du tabac cause une diminution des capacités sexuelles et de la fertilité ainsi que la procréation d’enfant taré. Le tabac serait responsable d’environ 35 % des grossesses extra-utérines. Le pneumologue Gildas Agodokpessi, spécialiste de la tabacologie explique que pour échapper à tous ces risques de problèmes de santé, le moyen incontournable est l’arrêt de la consommation du tabac. Mais, finir avec le tabagisme est un exercice très difficile face à la dépendance tant physique que psychologique due à la nicotine. L’intervention des spécialistes tels que le pneumologue, tabacologue et le psychiatre s’avère indispensable. La réussite du sevrage dépend de la détermination et de la motivation de la personne accro aux tabacs.

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