Guerre Hamas – Israël: la Russie et la Chine renforcées dans leur position

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Dans le paysage géopolitique en constante évolution, les positions russes et chinoises sur le conflit israélo-palestinien mettent en lumière une opposition aux tendances occidentales tant critiquées dans le monde arabe, mais aussi dans le reste du monde, pompeusement appelé sud global. Accusant indirectement l’Occident de partialité en faveur d’Israël et de déni du droit des palestiniens, la Russie et la Chine, par leur approche diplomatique, se positionnent comme des contre-poids à l’influence occidentale. Leur défense d’un État palestinien indépendant et leur réticence à condamner le Hamas malgré les massacres du 7 octobre, surtout dans le sillage d’une augmentation des victimes palestiniennes, renforcent leur discours contre le néocolonialisme occidental. Ce scénario complexe dépeint une solidarité russo-chinoise face aux défis mondiaux.

L’envoyé spécial chinois au Moyen-Orient, Zhai Jun, a récemment souligné la gravité de la situation à Gaza. Les efforts de la Chine visent à promouvoir un dialogue constructif, cherchant un cessez-le-feu et aspirant à une paix durable dans la région. En parallèle, l’aide d’urgence chinoise aux Palestiniens et l’ouverture du passage de Rafah pour les aides humanitaires montrent un engagement palpable en faveur de la cause palestinienne. Ces actions, bien qu’humanitaires, sont aussi des manifestations d’un positionnement géopolitique contre la domination occidentale.

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De son côté, la Russie, représentée par son ambassadeur à l’ONU, Vassili Nebenzia, a évoqué la nécessité de protéger les populations civiles des deux côtés du conflit. L’initiative russe à l’ONU pour un cessez-le-feu et les commentaires de Vladimir Poutine sur les conséquences humanitaires d’une intervention terrestre à Gaza, reflètent une approche nuancée mais clairement alignée avec les efforts chinois pour une médiation. Le soutien russe à un État palestinien indépendant renforce la position russo-chinoise sur l’échiquier mondial.

Erdogan furieux

La réaction occidentale, en particulier des États-Unis et de la France, en faveur d’Israël, a été critiquée par d’autres acteurs internationaux comme la Turquie. L’inaction perçue de l’Occident face aux violences à Gaza a été dénoncée par le président turc Erdogan, qui a mis en avant le contraste entre le soutien occidental à l’Ukraine et son silence sur la Palestine. Ces critiques révèlent des fissures dans la communauté internationale et mettent en relief la position russo-chinoise comme alternative au discours occidental dominant.

La complexité de la situation est exacerbée par les défis diplomatiques auxquels est confrontée l’administration Biden, en particulier avec la récente éruption de violence en Israël qui a pris son administration par surprise.

La gestion simultanée des situations en Israël et en Ukraine, et l’implication des États-Unis dans ces zones, mettent en lumière les défis auxquels sont confrontées les puissances occidentales. Ces défis, juxtaposés à l’initiative russo-chinoise, illustrent une redistribution des cartes sur l’arène internationale.

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En somme, la dynamique entre la Russie, la Chine et l’Occident dans le conflit israélo-palestinien est un reflet de l’opposition entre différentes visions géopolitiques. La solidarité russo-chinoise, renforcée par leur approche commune sur la question palestinienne, remet en question la position occidentale et expose la nécessité d’une réévaluation des alliances et des politiques globales. Le soutien occidental à Israël, contrasté par l’engagement russo-chinoise en faveur d’une solution équitable, dessine un nouveau contour dans la géopolitique mondiale, avec des répercussions potentielles sur la stabilité régionale et globale.

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