L’Or atteint un niveau historique, un économiste compare au Bitcoin


La semaine qui débute sur les marchés financiers se révèle tumultueuse, marquée par des performances historiques de l’or et un Bitcoin de retour au-dessus des 40 000 $. Cette conjonction de flambée des prix du métal précieux et de la reprise du Bitcoin promet de renforcer la perception du Bitcoin comme une forme d’ « or numérique« . Cependant, tous les observateurs ne partagent pas cette interprétation, notamment l’économiste Peter Schiff. Pour ce dernier, même si les deux actifs ont connu une ascension similaire ces derniers jours, le Bitcoin est encore loin de ses sommets historiques, contrairement à l’or.

Dans un tweet publié dimanche soir, Peter Schiff a souligné le caractère plus significatif de l’or, évoluant au-dessus de 2100 $ pour la première fois de son histoire, par rapport au Bitcoin qui franchit la barre des 40 000 $. Il a fait valoir que l’or se trouve dans un territoire inconnu alors que le Bitcoin doit encore augmenter de plus de 60 % pour atteindre de nouveaux sommets. Cette analyse met en lumière la différence de maturité et de solidité entre les deux actifs, selon Schiff.

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Dans un tweet ultérieur, l’économiste a également évoqué la force de l’or même en l’absence de mouvements significatifs du dollar américain. Il a laissé entendre que si l’or est aussi fort dans ce contexte, son potentiel de croissance serait encore plus important si le dollar venait à décliner, anticipant ainsi une corrélation inverse entre le dollar et l’or.

En outre, Schiff a souligné l’absence de progression du dollar malgré les tensions géopolitiques en cours, suggérant que cela ne présageait rien de bon pour la devise américaine, mais constituait au contraire un catalyseur haussier pour l’or. Cette remarque pointe du doigt une possible fragilité du dollar et renforce la perspective positive pour l’or dans un contexte de volatilité géopolitique.

Enfin, il est important de noter que cette montée à la fois de l’or et du Bitcoin ces derniers jours est principalement attribuée à une anticipation croissante d’une baisse des taux de la Réserve fédérale. Cette prévision émane d’une série de données économiques aux États-Unis inférieures aux attentes, ainsi que des commentaires de certains membres de la Fed. Actuellement, les investisseurs accordent une probabilité de plus de 63 % à une diminution des taux lors de la deuxième réunion de la Fed de l’année 2024, prévue pour le 20 mars.

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