USA: les Houthis mettent la pression avec cette arme que craint la Russie

Dans le contexte de tensions croissantes dans la Mer Rouge, les États-Unis ont pris une initiative majeure en formant une coalition multinationale, en réponse à l’escalade des attaques menées par les rebelles Houthis du Yémen. Cette coalition, incluant des nations telles que Bahreïn, le Canada, la France, l’Italie, les Seychelles et le Royaume-Uni, a été créée pour protéger les voies de navigation et soutenir le principe de liberté de navigation, essentiel au commerce mondial.

Cependant, malgré la formation de cette coalition, les Houthis n’ont pas changé d’avis. Bien au contraire. Ils viennent même d’introduire un nouvel élément dans l’équation de la sécurité maritime : les drones navals de surface dits USV. Ce développement représente une escalade significative dans les tactiques employées par les Houthis.

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L’incident le plus notable impliquant un USV a été rapporté par le vice-amiral Cooper, commandant de la Cinquième Flotte des États-Unis, basé à Bahreïn, où un USV lancé depuis un territoire contrôlé par les Houthis a explosé dans une voie de navigation internationale.

Face à cette nouvelle menace, les armées américaine et britannique ont intensifié leurs mesures défensives, abattant un total de 15 drones dans la zone. Cette évolution soulève des questions sur la viabilité à long terme des stratégies coûteuses de l’Occident face à des adversaires utilisant des armements low-cost, comme les Houthis.

La menace des USVs pose un dilemme tactique pour les navires de la coalition. Ces navires doivent maintenant gérer simultanément des menaces aériennes et de surface, ce qui exige une couverture aérienne persistante et augmente considérablement les coûts opérationnels. Cette situation complexe est exacerbée par le fait que de nombreux navires commerciaux continuent de transiter par la région, malgré les risques accrus.

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Parallèlement à ces développements, la pression s’intensifie sur les principales compagnies maritimes. Des sociétés comme Maersk et Evergreen ont déjà commencé à contourner le cap de Bonne-Espérance, évitant ainsi le détroit de Bab-el-Mandeb. Cette déviation entraîne une hausse significative des coûts de transport, affectant le commerce mondial.

L’utilisation des drones navals en Mer Noire a récemment souligné leur potentiel disruptif dans les conflits maritimes. En particulier, la Russie a été confrontée à des attaques de ces drones par l’Ukraine. Ces incidents ont mis en évidence la vulnérabilité des flottes traditionnelles face à des tactiques asymétriques employant des technologies low-cost mais efficaces.

Cette évolution tactique représente un défi stratégique pour les puissances maritimes traditionnelles comme la Russie, qui doivent désormais compter avec cette nouvelle forme de menace en mer. Cette réalité souligne l’importance d’un équilibre entre action militaire et diplomatie pour maintenir la stabilité dans une région stratégiquement vitale pour le commerce mondial.

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