France: cette maladie mortelle signalée pour la première fois

Alors que la période de covid-19 est encore dans tous les esprits, le monde entier est désormais “craintif”. La moindre épidémie, le monde début de maladie est sujet à de nombreuses analyses et observations, afin de s’assurer qu’une éventuelle pandémie soit rapidement maîtrisée.

En France, c’est le sujet du moment. En effet, les chercheurs ont confirmé que, le 2 mai dernier, un tout premier cas de fièvre Lassa avait été décelé en Île-de-France. Le patient, un militaire de retour s’un séjour à l’étranger, a été rapidement pris en charge au sein de l’hôpital Bégin, à Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne. Particulièrement mortelle, cette maladie peut-elle se répandre ?

Un militaire, pris en charge pour un cas de fièvre Lassa

Endémique, cette fièvre est dite hémorragique. C’est-à-dire qu’elle peut entraîner des saignements abondants qui peuvent entraîner la mort. Découverte à la fin des années 60, au Nigéria, cette maladie est désormais endémique en Afrique de l’Ouest, ou chaque année, ce sont entre 100 et 300.000 cas qui sont officiellement recensés, pour 5 à 6.000 décès environ. Une maladie rarissime en Europe.

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En effet, n’y est décelé, en moyenne, qu’un seul cas tous les deux ans. Les symptômes ne se déclenchent, eux, généralement qu’une à trois semaines après l’infection. Fièvre, nausée, vomissements ou encore fatigue et douleurs musculaires, ces derniers sont assez “classiques” et n’incitent pas vraiment à la vigilance. Dans tous les cas, le militaire a été pris en charge et son parcours a été étudié, de façon à ce que les cas contacts soient vite testés.

Aucun vaccin n’existe à ce jour

Une maladie qui se transmet soit par contact sanguin, soit par contact salivaire, mais qui, contrairement au covid-19 par exemple ou à la grippe, ne se transmet pas par voie aérienne. Cela permet donc de considérablement limiter les risques d’épidémie, même si ces derniers ne sont pas nuls. Aucun vaccin n’existe à ce jour pour soigner la maladie. Un médicament existe toutefois pour soigner les patients et limiter les risques de décès. Il s’agit de la ribavirine.

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