Des actes de vandalisme ont été découverts mercredi dans le tata sénégalais de Chasselay, dans le Rhône, où reposent 196 tirailleurs sénégalais. Plusieurs dizaines de plaques de sépultures ont été dégradées dans cette nécropole dédiée à la mémoire de ces soldats africains morts pour la France.
Emmanuel Macron a vivement condamné ces actes sur les réseaux sociaux, qualifiant ces dégradations de « honte et indignité« . Le président a rappelé la dette de la France envers les tirailleurs sénégalais qui ont sacrifié leur vie pour le pays, soulignant leur rôle crucial dans l’histoire militaire française et dans les nombreuses victoires remportées par l’armée au cours de cette période.
Une enquête en cours
Outre la dégradation des sépultures, des inscriptions faisant référence au « vaudou » ont été constatées sur les murs d’enceinte. La préfète du Rhône, Fabienne Buccio, a assuré que les services de l’État sont mobilisés pour une remise en état rapide de la nécropole, tandis que l’Office national des combattants et victimes de guerre a déposé plainte.
La ministre déléguée chargée des anciens combattants, Patricia Miralles, a qualifié cette profanation d’insulte à la mémoire nationale, promettant qu’aucun acte ne resterait impuni. Les investigations se poursuivent pour identifier les auteurs de ces actes inqualifiables. La police pourrait effectuer de premières annoncées dans les jours, les semaines à venir.
Un lieu de mémoire historique
Ce vandalisme intervient alors que la France poursuit son travail de mémoire envers les tirailleurs sénégalais, ces soldats recrutés dans les colonies d’Afrique subsaharienne. Récemment, Emmanuel Macron a reconnu le « massacre » de Thiaroye de 1944, une reconnaissance saluée par le président sénégalais comme un « pas important » vers la vérité historique. Un premier pas dans la bonne direction, même si ce fait-divers vient assombrir quelque peu le tableau.
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