Afrique : l’UE et la France vont financer un projet ferroviaire

Dodi Achmad - Unsplash

Avec son énorme potentiel économique, le Gabon aspire à devenir un hub incontournable en Afrique Centrale. Que ce soit dans le secteur des mines, de l’agriculture, de l’élevage, du tourisme, des hydrocarbures, des biens et services, le Gabon a beaucoup à offrir. Les investisseurs internationaux n’en demandaient pas mieux.

Pour atteindre ses objectifs, le Gabon enclenche sans cesse des mécanismes pour moderniser son réseau de transports. Le pays s’engage résolument sur la voie de la modernisation de ses infrastructures de transport, avec en ligne de mire son axe ferroviaire stratégique, le Transgabonais. Ce chemin de fer long de 648 km, qui relie la capitale Libreville à Franceville à l’est du pays, bénéficie aujourd’hui d’un nouveau souffle grâce à un partenariat financier international.

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C’est ainsi que l’Union européenne a récemment annoncé une subvention de 30 millions d’euros pour soutenir la modernisation du Transgabonais. Cet appui financier s’accompagne d’un prêt de 173 millions d’euros octroyé par l’Agence française de développement (AFD), marquant ainsi un engagement fort des partenaires européens en faveur du développement des infrastructures de transport au Gabon. Ce financement vise à renforcer la sécurité du réseau ferroviaire, à améliorer la performance du trafic de marchandises et de passagers, ainsi qu’à réduire les coûts logistiques.

Un enjeu de taille pour un pays où le chemin de fer constitue l’épine dorsale du transport intérieur, notamment pour l’exportation des ressources minières et forestières. Le Transgabonais représente un vecteur de croissance économique essentiel. Il facilite le transport des matières premières telles que le manganèse, le bois et le pétrole, tout en assurant la mobilité des populations à travers plusieurs provinces. Cependant, des problèmes d’infrastructures vieillissantes, des pannes récurrentes et des risques d’accidents ont freiné son plein potentiel ces dernières années.

La modernisation du réseau permettra non seulement de répondre à ces défis, mais aussi de stimuler l’intégration régionale en connectant plus efficacement les corridors de transport d’Afrique centrale. Le soutien financier de l’UE et de l’AFD ne se limite pas à un simple transfert de fonds. Il s’accompagne d’un partage d’expertise technique et d’un accompagnement institutionnel pour garantir la pérennité des infrastructures. Ce partenariat reflète une approche intégrée du développement, où la modernisation des transports est perçue comme un levier de transformation économique, sociale et environnementale.

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