Les relations entre Mogadiscio et Hargeisa n’ont jamais été apaisées depuis 1991, année où le Somaliland a proclamé unilatéralement son indépendance après l’effondrement du régime de Siad Barre. Durant plus de trois décennies, ce territoire du nord-ouest somalien a bâti ses propres institutions, sa monnaie et ses forces armées, organisant même des élections présidentielles régulières. La Somalie a toujours refusé de reconnaître cette sécession, considérant le Somaliland comme partie intégrante de son territoire souverain, et a systématiquement fait pression sur la communauté internationale pour empêcher toute légitimation de cette entité séparatiste.
La décision d’Israël de reconnaître officiellement le Somaliland comme État souverain, annoncée le 26 décembre 2025 par le Premier ministre Benjamin Netanyahou, a provoqué une onde de choc à Mogadiscio. Le gouvernement fédéral somalien a immédiatement qualifié cette initiative d’« attaque délibérée » contre sa souveraineté nationale, rejetant catégoriquement toute légitimité à cet acte diplomatique.
Le parlement somalien convoqué en session extraordinaire contre Israël
Face à cette situation, les autorités somaliennes ont décidé de réagir avec fermeté sur le plan institutionnel. Les deux chambres du parlement fédéral tiendront une session extraordinaire d’urgence le 28 décembre pour adopter une résolution condamnant formellement la reconnaissance israélienne, selon le portail d’information Arlaadi Media qui cite des sources officielles. Le président Hassan Sheikh Mohamoud devrait s’adresser aux parlementaires à cette occasion.
Cette mobilisation politique traduit l’ampleur de l’inquiétude somalienne. Mogadiscio craint qu’après des décennies d’isolement diplomatique du Somaliland, cette première reconnaissance par un État membre des Nations Unies n’encourage d’autres pays à suivre la même voie.
Les enjeux stratégiques de la mer Rouge derrière l’accord Netanyahou-Somaliland
L’intérêt israélien pour le Somaliland répond à des considérations géostratégiques majeures. Ce territoire contrôle une portion significative du littoral donnant sur le golfe d’Aden, à proximité du détroit de Bab-el-Mandeb, un passage maritime crucial pour le commerce mondial. Netanyahu a présenté cet accord comme s’inscrivant « dans l’esprit des Accords d’Abraham » et a annoncé une coopération immédiate dans les secteurs agricole, sanitaire, technologique et économique.
Le président somalilandais Abdirahman Mohamed Abdullahi, qui a signé la déclaration conjointe aux côtés de Netanyahou et du ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar, a exprimé la volonté de son territoire d’adhérer aux Accords d’Abraham. Les deux parties ont convenu d’ouvrir des ambassades et de nommer des ambassadeurs.
La réaction régionale a été unanimement hostile. L’Union africaine a fermement rejeté toute initiative visant à reconnaître le Somaliland, rappelant son attachement à l’unité territoriale somalienne. L’Égypte, la Turquie, Djibouti, la Ligue arabe et le Conseil de coopération du Golfe ont également condamné la décision israélienne, estimant qu’elle contrevient au droit international et menace la stabilité du continent africain.

Quand Chétanhayou prend cause pour quelque chose, sachez que le diable y a déjà étendu son lit.
Ton État n’est pas encore reconnu par tous les autres pays et c’est toi qui va reconnaître une zone qui fait sécession
Fuyez la peste où qu’elle soit
Diviser pour mieux régner. Divide & Conquer
C’est l’apprentissage de l’anglais depuis ta ferme par Google traduction ???
Tu as encore du chemin à faire cher ami.
Voilà que ce garçon se découvre Anglophone du jour au lendemain.
Cet espace devient dangereux.
Vraiment !!!
Cherchez l’erreur