2 villes africaines dans le classement des villes les plus puissantes du monde

Le Caire et Johannesburg se distinguent comme les deux seules métropoles africaines présentes dans le Global Power City Index (GPCI), un classement international qui évalue le pouvoir d’attraction des grandes villes mondiales. La capitale égyptienne et la ville sud-africaine occupent respectivement les 46e et 48e positions, affirmant leur statut de pôles urbains majeurs du continent face à une concurrence dominée par les géants établis d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie.

Le GPCI mesure ce qu’il appelle le « magnétisme » urbain, c’est-à-dire la capacité d’une ville à attirer les talents, les investissements et les entreprises. Cette évaluation repose sur six critères distincts : la performance économique, la recherche et développement, l’interaction culturelle, la qualité de vie, l’environnement et l’accessibilité. Chaque dimension révèle les forces spécifiques et les défis structurels que rencontrent les métropoles dans leur compétition pour le rayonnement international.

Johannesburg domine l’économie mais peine en innovation

La métropole sud-africaine affiche des résultats contrastés selon les domaines évalués. Sa performance économique se révèle particulièrement solide avec un score de 113,5, plaçant Johannesburg comme un centre économique dynamique du continent. L’interaction culturelle obtient également une note encourageante de 82,5, témoignant de la diversité et du dynamisme de la scène culturelle locale.

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Cependant, la ville accuse un retard considérable en recherche et développement, avec un score alarmant de 3,9. Cette faiblesse souligne les difficultés de la métropole à s’imposer comme un hub d’innovation technologique et scientifique. La qualité de vie enregistre 225,1 points, tandis que l’environnement atteint 120,9 et l’accessibilité 112,7, révélant des marges de progression importantes sur ces aspects.

Le Caire fait face à des pressions urbaines persistantes

La capitale égyptienne présente un profil différent avec un score économique de 86,4, inférieur à celui de Johannesburg mais reflétant néanmoins une taille économique substantielle. Le Caire obtient 16,0 en recherche et développement, un résultat supérieur à son homologue sud-africaine mais qui traduit toujours une capacité d’innovation limitée face aux standards internationaux.

L’interaction culturelle du Caire atteint 102,6, un score supérieur à Johannesburg qui s’explique par le riche patrimoine historique et culturel de la ville. Toutefois, la qualité de vie présente des défis majeurs avec un score de 328,6, indiquant des difficultés urbaines importantes liées probablement à la densité de population, aux infrastructures et aux services publics. Les scores environnementaux (86,0) et d’accessibilité (127,6) complètent un tableau qui montre une métropole confrontée à des pressions structurelles.

L’apparition du Caire et de Johannesburg dans ce classement mondial représente une reconnaissance modeste mais significative pour l’Afrique. Bien que positionnées loin des leaders mondiaux, ces deux villes démontrent leur capacité à rivaliser dans un secteur hautement compétitif. Leur présence dans cet index illustre le potentiel de croissance des métropoles africaines et les opportunités d’amélioration pour renforcer leur attractivité sur la scène internationale. Les disparités entre leurs performances respectives soulignent également que chaque ville africaine développe son propre modèle de compétitivité urbaine.

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