Les relations internationales connaissent un nouveau tournant avec les premières manœuvres militaires sous le label « BRICS + ». Nommés Will for Peace 2026 (Volonté de Paix 2026), ces exercices, prévus jusqu’au 16 janvier près de Simon’s Town en Afrique du Sud, rassemblent les marines de Chine, de Russie, d’Iran, des Émirats et de l’Afrique du Sud, coordonnés par Pékin, et soulignent leur capacité à agir conjointement face aux États-Unis.
Ces entraînements interviennent quelques jours après un événement notable : la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines au Venezuela. Cette opération, conduite début janvier, a combiné frappes aériennes et intervention de forces spéciales, entraînant l’arrestation du président vénézuélien et de son épouse pour les présenter devant la justice américaine. L’opération a attiré l’attention du monde entier et montre l’influence directe de Washington sur la scène internationale, ce qui confère aux exercices des BRICS une signification particulière.
Exercices militaires des BRICS à Simon’s Town
Les navires engagés ont accosté au port sud-africain le 10 janvier avant de lancer les exercices. La portée de l’opération n’est pas définie par son ampleur, qui reste modeste, mais par la capacité des marines participantes à se coordonner stratégiquement. Les entraînements comprennent des manœuvres conjointes en mer et des simulations tactiques, permettant aux forces de vérifier leur aptitude à agir en réseau et à répondre ensemble à d’éventuelles menaces.
Sous la supervision de la Chine, ces manœuvres soulignent le rôle central de Pékin au sein des BRICS, tandis que la participation de la Russie et de l’Iran ajoute une dimension internationale à l’exercice. Pour l’Afrique du Sud, qui accueille ces opérations, c’est l’occasion de renforcer ses infrastructures portuaires et sa coordination maritime avec ses partenaires, tout en montrant sa capacité à s’intégrer à une démonstration de force organisée à l’échelle mondiale.
Message stratégique aux États-Unis et implications géopolitiques
Au‑delà des exercices eux-mêmes, Will for Peace 2026 envoie un message politique clair. Officiellement centrées sur la sécurité maritime, la protection des voies de commerce et la lutte contre la piraterie, ces manœuvres prennent une signification particulière face aux tensions internationales. La présence coordonnée des marines chinoise, russe, iranienne, émiratie et sud-africaine souligne la capacité des pays participants à agir ensemble, de manière structurée et efficace, pour défendre leurs intérêts communs.
Le calendrier des exercices, qui suit de près l’opération américaine au Venezuela et la capture de Nicolás Maduro, renforce la dimension stratégique implicite de ces manœuvres. En combinant présence internationale, coordination tactique et démonstrations navales, les BRICS affirment leur autonomie et leur capacité à s’organiser sans dépendre des décisions des grandes puissances occidentales.
Pour Washington, cette démonstration constitue un signal que les pays émergents peuvent agir de manière unie et planifiée, en renforçant leur influence régionale et mondiale. Même si les exercices mettent officiellement l’accent sur la coopération et la sécurité, leur portée symbolique est claire : il s’agit d’afficher une solidarité militaire et stratégique entre nations qui partagent un objectif commun de souveraineté et d’indépendance face aux pressions extérieures.



