Dans la foulée de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 qui a opposé le Maroc au Sénégal, le milieu de terrain marocain Brahim Díaz a fait part de son profond choc et de sa tristesse sur les réseaux sociaux après une issue dramatique pour son équipe, ce lundi. À travers un message empreint d’émotion publié sur son compte Instagram, le joueur vedette a abordé la douleur de ne pas avoir pu offrir à son pays le titre continental tant espéré. Cette réaction survient après un match marqué par une décision arbitrale lourde de conséquences et une séquence qui a basculé la rencontre dans les prolongations. La publication de Díaz a suscité un torrent de réactions dans les commentaires, reflétant l’ampleur de l’impact de cette finale sur les supporters et sur sa carrière personnelle.
Un moment décisif : penalty manqué et tournant de la finale Sénégal – Maroc
La finale de la CAN 2025, disputée dimanche à Rabat, a été l’un des épisodes les plus controversés de l’histoire récente du football africain. Alors que le score restait vierge dans les toutes dernières minutes des arrêts de jeu, Brahim Díaz a obtenu un penalty à la suite d’une faute dans la surface accordée après intervention de la VAR. Cette occasion en or aurait pu permettre au Maroc d’enfin décrocher un premier titre continental depuis près d’un demi-siècle. Toutefois, la séquence qui a suivi a été tout sauf ordinaire.
Sous la direction de l’arbitre vidéo, l’arbitre principal a validé la faute, mais cette décision a provoqué une rapide montée de tension sur la pelouse. En réaction, l’équipe sénégalaise, conduite par son sélectionneur Pape Thiaw, s’est brièvement retirée du terrain en signe de protestation contre la décision arbitrale – un moment d’une intensité rarement vu en finale de CAN. Après une quinzaine de minutes d’arrêt, les Sénégalais sont revenus pour que le match reprenne et que le penalty soit finalement tiré.
À la 114e minute, Brahim Díaz s’est présenté face au gardien sénégalais Édouard Mendy et a opté pour une tentative de Panenka, une panenka délicate trop molle qui a été facilement captée par le portier. Le ballon est resté dans ses mains, scellant de fait l’issue de la rencontre : le score est resté nul à la fin du temps réglementaire, et le Maroc a finalement cédé sur un but sénégalais en prolongation, laissant ainsi la Coupe aux Lions de la Teranga.
Message poignant de Brahim Díaz : un cœur meurtri par la défaite
Lundi, Brahim Díaz a rompu le silence via son compte Instagram pour partager ses sentiments après cette finale tragique. Dans une story, il a écrit que « mon âme est meurtrie » et qu’il avait rêvé de soulever le trophée pour son pays, remerciant au passage les nombreux messages de soutien de ses supporters. Le milieu de terrain a reconnu sa responsabilité dans l’échec de l’équipe lors de cette occasion décisive, tout en s’excusant sincèrement auprès de ceux qui avaient placé leurs espoirs en lui.
Cette prise de parole intervient au moment où les réactions sur les réseaux sociaux ont été extrêmement vives : certains utilisateurs ont critiqué le choix technique de la Panenka, tandis que d’autres ont exprimé solidarité et empathie envers Díaz, soulignant la pression immense qui accompagne un tel moment dans une finale de CAN.
Les conséquences sportives et émotionnelles pour le Maroc et Brahim Díaz
Au-delà de ce penalty manqué, la défaite du Maroc prolonge une longue attente pour un titre continental, frustrant une nation entière. L’équipe marocaine, spectatrice de sa propre histoire depuis des décennies, avait vu en Brahim Díaz l’un des artisans majeurs de sa progression jusqu’à la finale, notamment grâce à ses cinq buts dans le tournoi qui lui ont valu le titre de meilleur buteur. Cette désillusion collective pèse d’autant plus sur la star de l’équipe, dont l’image auprès des supporters oscille désormais entre admiration pour ses performances et regret pour ce moment qui a tout basculé.
Alors que le Sénégal savoure un second sacre continental en l’espace de quelques années, Brahim Díaz et le Maroc devront composer avec l’amertume d’une finale qui leur a échappé de manière si dramatique, marquant profondément les esprits de joueurs, supporters et observateurs.



