CAN 2025 : le Maroc élimine le Nigeria aux tirs au but et rejoint le Sénégal en finale

Ce mercredi 14 janvier 2026, les Lions de l’Atlas ont arraché leur qualification pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations face au Nigeria au terme d’une séance de tirs au but haletante. Après 120 minutes de jeu sans le moindre but inscrit au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, les coéquipiers d’Achraf Hakimi ont fait chavirer les 63 000 spectateurs présents dans l’enceinte. Cette victoire propulse la sélection marocaine vers une première finale continentale depuis plus de deux décennies, ravivant les espoirs d’un sacre à domicile.

Le football marocain vit une soirée historique. Devant un public en fusion, la sélection nationale a su résister à la pression d’un adversaire nigérian redoutable pour décrocher son billet vers la grande finale du 18 janvier prochain. Une rencontre d’une intensité rare qui restera gravée dans les mémoires des supporters marocains, témoins d’un match où la tension n’a cessé de monter jusqu’à l’ultime tir au but.

Une domination marocaine stérile face à la muraille nigériane

Dès les premières minutes de la rencontre, les hommes de Walid Regragui ont imposé leur empreinte sur le match. La possession de balle s’est révélée équilibrée avec un léger avantage pour les Lions de l’Atlas, qui ont surtout brillé par leur volonté offensive. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : quatorze tentatives marocaines contre seulement deux pour les Super Eagles, une différence considérable qui illustre parfaitement la physionomie de cette demi-finale. Brahim Diaz, meilleur buteur de la compétition avec cinq réalisations, a multiplié les dribbles et les initiatives sans toutefois parvenir à tromper la vigilance de Stanley Nwabali, le portier nigérian auteur de quatre arrêts décisifs durant la rencontre.

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Face à cette domination territoriale marocaine, le Nigeria d’Éric Chelle a fait le choix d’un bloc compact et de transitions rapides vers son trio offensif composé de Victor Osimhen, Ademola Lookman et Akor Adams. Cette stratégie défensive a longtemps frustré les attaquants marocains, incapables de trouver les espaces nécessaires pour concrétiser leur supériorité. Les Lions de l’Atlas ont notamment buté à plusieurs reprises sur Calvin Bassey et Semi Ajayi, impériaux dans les duels aériens et les interventions défensives. La première période s’est ainsi achevée sur un score vierge, malgré une nette domination des locaux qui comptabilisaient déjà cinq corners contre un seul pour leurs adversaires.

Le Maroc n’avait plus atteint ce stade de la compétition depuis l’édition 2004 en Tunisie, où les Lions de l’Atlas s’étaient inclinés en demi-finale. Leur unique sacre continental remonte à 1976, soit près d’un demi-siècle d’attente pour tout un peuple. De son côté, le Nigeria possède un palmarès bien plus fourni avec trois titres continentaux, le dernier datant de 2013. Les Super Eagles avaient atteint la finale lors de l’édition précédente en Côte d’Ivoire, s’inclinant face aux Éléphants sur le score de deux buts à un. Cette confrontation entre les deux nations constituait seulement leur deuxième demi-finale dans l’histoire de la compétition, après celle de 1980 remportée par le Nigeria.

Tirs au but : Hakimi et Bounou héros de la qualification marocaine

Après une seconde période tout aussi verrouillée et des prolongations sans véritable occasion franche, l’issue du match s’est jouée dans l’exercice redouté des tirs au but. La séance a débuté de manière surprenante avec deux échecs consécutifs : Hamza Igamane a vu sa tentative repoussée par Nwabali, avant que Samuel Chukwueze ne subisse le même sort face à Yassine Bounou. Les deux gardiens affichaient ainsi leur détermination à offrir la victoire à leur équipe respective. Eliesse Ben Seghir a ensuite ouvert le compteur pour le Maroc d’une frappe imparable, tandis que Paul Onuachu répondait immédiatement pour égaliser. Le tournant de cette séance est intervenu lorsque le capitaine Achraf Hakimi s’est présenté face à Nwabali, plaçant son tir avec une précision chirurgicale que le portier nigérian n’a pu détourner malgré son bon placement.

Cette qualification revêt une importance capitale pour le football marocain, qui rêve d’offrir un deuxième titre continental à ses supporters, cinquante ans après le premier. Les Lions de l’Atlas affronteront le Sénégal de Sadio Mané, vainqueur de l’Égypte un peu plus tôt dans la soirée sur le score d’un but à zéro. Cette finale programmée le dimanche 18 janvier au même stade Prince Moulay Abdellah promet un affrontement de haut niveau entre deux des meilleures sélections africaines du moment. Pour le Nigeria, cette élimination constitue une nouvelle désillusion après la défaite en finale de l’édition précédente, mettant fin au parcours parfait des Super Eagles qui avaient remporté leurs cinq premiers matchs de la compétition avec quatorze buts inscrits. Le rêve marocain, lui, continue de s’écrire sous les yeux d’une nation entière suspendue aux exploits de ses héros.

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