La Chine hausse le ton, face aux cybercriminels. En effet, Pékin a décidé de s’attaquer au développement rapide des arnaques en ligne sur son sol. Pour cela, les autorités ont décidé de s’en prendre au coeurs mêmes réseaux, qui opèrent depuis différents pays de l’Asie du Sud-Est.
Ces organisations sont accusées de détourner des sommes considérables à l’échelle mondiale. Elles parviennent à récupérer de l’argent à travers des propositions de faux investissements ou des escroqueries sentimentales piuvant même donner lieu, dans les cas les plus graves, au suicide des personnes concernées, trop honteuses.
Pékin annonce l’extradition de Chen Zhi, figure de la cybercriminalité
En ce sens, Pékin sert la vis. Récemment, la Chine a ainsi annoncé l’extradition de Chen Zhi, homme d’affaires influent au Cambodge. Une opération rondement menée, fruit d’une coopération internationale. De quoi calmer, au moins temporairement, l’opinion publique chinoise, qui se veut de plus en plus pressante quant à ce sujet de la lutte contre les fraudes et les arnaques en ligne.
Le mode opératoire des arnaqueurs est toujours le même. Les exécutants s’adressent aux victimes, via les réseaux sociaux et autres applications de messagerie, comme Telegram ou WhatsApp. Ils tentent alors d’attirer les victimes, en leur faisant croire à la richesse (notamment par cryptomonnaies) ou peur, à travers des mails frauduleux (tentatives de phishing).
Des milliers de personnes touchées par ces arnaques de grande ampleur
Si certains y trouvent leur compte et se complaisent à agir ainsi, d’autres individus font état de travail forcé. Ils sont trompés lors du recrutement et se retrouvent au coeur de fraudes d’envergure. L’objectif de Pékin n’est pas de cibler ces personnes, mais plutôt les décideurs, qui sont à la tête de ces réseaux. C’est notamment le cas donc, de Chen Zhi, dont l’arrestation est perçue comme étant l’une des plus importantes de ces dernières années.



