Daniel Balavoine : 40 ans après sa mort, sa sœur Claire livre des révélations troublantes

À l’approche du quarantième anniversaire de la disparition de Daniel Balavoine, survenue le 14 janvier 1986 au Mali, sa sœur aînée Claire a brisé le silence dans les colonnes de Sud-Ouest. La présidente de l’association portant le nom du chanteur révèle que l’artiste aurait eu un mauvais pressentiment avant d’embarquer dans l’appareil fatal. Ces confidences inédites relancent l’émotion autour d’une tragédie qui avait bouleversé la France entière et dont les circonstances continuent de susciter des interrogations.

Un pressentiment ignoré : les confidences de Claire Balavoine sur la mort du chanteur

Quatre décennies se sont écoulées depuis le crash qui a coûté la vie à l’interprète de « L’Aziza », mais les zones d’ombre entourant ce drame n’ont jamais totalement disparu. Dans son témoignage accordé au quotidien régional, Claire Balavoine lève le voile sur un aspect méconnu des dernières heures de son frère cadet. Selon elle, l’artiste manifestait une réticence profonde à prendre place dans l’hélicoptère de Thierry Sabine, fondateur du Paris – Dakar. Cette intuition, qu’il n’a malheureusement pas suivie, aurait pu lui sauver la vie. La sœur du chanteur exprime aujourd’hui le regret qu’un homme aussi déterminé et avant-gardiste n’ait pas osé refuser cette proposition de dernière minute.

L’ironie tragique de cette journée du 14 janvier 1986 réside dans le fait que Daniel Balavoine n’était absolument pas censé se trouver à bord de cet appareil. Contrairement aux éditions précédentes où il avait participé comme copilote en 1983 et 1985, le chanteur était cette fois présent en tant qu’ambassadeur humanitaire. Il venait de donner le coup d’envoi d’un match de football à Gao et s’était entretenu avec les autorités locales concernant son projet d’installation de pompes hydrauliques au Sahel. Une place s’étant libérée dans l’hélicoptère, Thierry Sabine lui avait proposé d’effectuer son baptême de l’air dans ces conditions. Le décollage s’était effectué vers 17h15, malgré des conditions météorologiques particulièrement défavorables, avec des vents de sable d’une intensité redoutable qui réduisaient considérablement la visibilité.

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Né le 5 février 1952 à Alençon, Daniel Balavoine s’était imposé comme l’une des voix les plus puissantes et engagées de la chanson française des années 1980. Sa tessiture exceptionnelle, oscillant entre registres lyriques et accents rock, lui avait permis de se démarquer dès son rôle de Johnny Rockfort dans l’opéra-rock Starmania de Michel Berger et Luc Plamondon. Au-delà de tubes intemporels comme « Mon fils ma bataille », « Tous les cris les SOS » ou « La vie ne m’apprend rien », l’artiste avait marqué son époque par ses prises de position audacieuses. Son interpellation mémorable de François Mitterrand sur Antenne 2 en mars 1980 reste gravée dans la mémoire collective comme un moment de télévision historique. Premier parrain des Restos du Cœur aux côtés de Coluche, militant au sein d’Amnesty International et de SOS Racisme, il incarnait une génération désireuse de faire bouger les lignes politiques et sociales.

L’héritage humanitaire de Daniel Balavoine perpétué au Mali et au Sahel

Le photographe Yann Arthus-Bertrand a lui aussi récemment évoqué cette tragédie qui le hante depuis près de quatre décennies. Présent sur le rallye en tant que photographe officiel de Thierry Sabine, il avait cédé sa place dans l’hélicoptère à la demande de l’organisateur. Le reporter et militant écologiste confie porter depuis lors un sentiment particulier de responsabilité vis-à-vis du chanteur disparu. Aux côtés de Daniel Balavoine et Thierry Sabine, trois autres personnes ont péri dans l’accident : la journaliste Nathaly Odent, le pilote François-Xavier Bagnoud et le technicien radio Jean-Paul Lefur. L’appareil s’était écrasé aux environs de Gourma-Rharous, percutant une dune dans des conditions de visibilité quasi nulles.

L’engagement africain de Daniel Balavoine n’a pas disparu avec lui. Dès mars 1986, face à l’afflux massif de dons spontanés, Claire Balavoine a fondé l’association portant le nom de son frère afin de poursuivre son combat pour l’autosuffisance alimentaire des populations sahéliennes. Près de 500 000 habitants répartis dans une vingtaine de villages ont depuis bénéficié de l’installation de motopompes permettant plusieurs récoltes annuelles de riz. Toutefois, l’instabilité politique actuelle dans la région de Gao empêche désormais les membres de l’association de se rendre sur le terrain, compromettant la poursuite de cette œuvre humanitaire. Quarante ans après sa disparition, l’héritage de Daniel Balavoine demeure ainsi vivace, entre chansons intemporelles diffusées sur les ondes et combats solidaires menés en son nom sur le continent africain.

5 réflexions au sujet de “Daniel Balavoine : 40 ans après sa mort, sa sœur Claire livre des révélations troublantes”

  1. « Daniel Balavoine s’était imposé comme l’une des voix les plus puissantes »

    Niveau décibels, c’était pas le plus puissant. La plus grande tessiture mais pas la puissance. faut arrêter d’écrire n’importe quoi

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  2. « l’artiste aurait eu un mauvais pressentiment avant d’embarquer dans l’appareil fatal. Ces confidences inédites relancent l’émotion »

    C’est pas inédit !

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