La Chine a décidé de s’opposer à Elon Musk, non pas sur le plan juridique, mais bien sur le plan technique. En ce sens, Pékin a confirmé avoir déposé une demande auprès de l’Union internationale des télécommunications. L’objectif ? Obtenir l’accord pour déployer plus de 200 000 satellites en orbite.
Jamais une telle demande n’avait été formulée. Mais le Radio Innovation Institute, organisme soutenu par Pékin, espère bien parvenir à ses fins. Plusieurs constellations de satellites pourraient être lancées très rapidement, baptisée CTC-1 et CTC-2. Chaque constellation de satellites compteraient 96 714 satellites.
200 000 satellites chinois bientôt en orbite basse ?
À ces deux projets de constellations de satellites, d’autres projets, à la taille plus modestes ont été présentés. Nous pensons notamment à CHINAMOBILE-L1 et ses 2 520 unités ou TIANQI-3G avec ses 1 132 satellites. L’objectif affiché par Pékin est concurrencer les États-Unis et SpaceX, en intégrant les réseaux satellitaires en orbite basse.
De son côté, l’entreprise SpaceX poursuit le déploiement de Starlink Gen2. La FCC vient d’approuver 7 500 satellites supplémentaires. Au total, SpaceX a le droit de déployer 15 000 nouveaux satellites, auxquels il faut additionner les 9 400 déjà en orbite. La moitié de ces satellites devraient être lancés d’ici à décembre 2028. Des chiffres largement inférieurs à ceux avancés par les chinois, mais SpaceX a l’avantage de maîtriser son sujet, étant bien plus avancé, avec de nombreux lancements effectués (en plus d’être réussis).
Craintes autour d’un encombrement de l’espace
Si ces projets permettront un meilleur acces à internet ou un déploiement plus rapide de réseaux téléphoniques, ils suscitent également beaucoup de craintes, notamment du point de vue environnemental. En effet, beaucoup craignent l’encombrement de l’espace. Le risque de collisions sera largement plus élevé, avec près de 300 000 satellites en orbite basse. Insuffisant toutefois pour ralentir les volontés de développement en la matière, Chine et USA ne voulant pas perdre cette course technique et technologique.



