Le président français Emmanuel Macron a prononcé le 15 janvier 2026 un discours de vœux aux armées depuis la base aérienne d’Istres, dans les Bouches-du-Rhône. Face aux récentes démonstrations de force de Moscou, le chef de l’État a plaidé pour que l’Europe se dote rapidement de capacités de frappes dans la profondeur comparables à celles de la Russie. Cette prise de position intervient quelques jours seulement après le deuxième tir du missile balistique russe Orechnik sur le territoire ukrainien. L’enjeu de souveraineté stratégique européenne n’a jamais semblé aussi pressant.
Le cadre choisi par le président de la République pour cette allocution revêtait une dimension hautement symbolique. La base d’Istres, qui accueille notamment les forces aériennes stratégiques françaises et abrite une partie de l’arsenal nucléaire national, constitue l’un des sites les plus sensibles du dispositif de défense hexagonal. C’est depuis ce lieu emblématique qu’Emmanuel Macron a appelé les Européens, et particulièrement la France, à se saisir des nouvelles technologies militaires susceptibles de modifier les équilibres géostratégiques à court terme. Le président a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts engagés avec les partenaires du continent pour développer des capacités de frappes à très longue distance, estimant que la crédibilité des nations européennes dépendait désormais de leur aptitude à rivaliser avec les grandes puissances dans ce domaine.
L’initiative ELSA au cœur de la stratégie européenne de défense
Le chef de l’État français a mis en avant le programme baptisé ELSA, acronyme désignant l’approche européenne des frappes à longue portée. Cette initiative, lancée conjointement avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, vise à doter les armées du continent de missiles conventionnels capables d’atteindre des cibles situées à plus de mille kilomètres. Emmanuel Macron a souligné que ce projet prenait désormais tout son sens au regard des récents événements survenus en Ukraine. Les armées françaises prévoient par ailleurs la création d’un commandement spécifiquement dédié aux frappes dans la profondeur, dont la mise en service opérationnelle est attendue pour 2026. L’objectif affiché consiste à disposer d’ici 2028 de missiles de croisière conventionnels dotés d’une portée d’au moins mille kilomètres, permettant ainsi d’atteindre des objectifs stratégiques situés loin derrière les lignes adverses.
Le président français n’a pas hésité à interpeller directement les industriels de l’armement présents lors de cette cérémonie. Il leur a demandé d’accélérer significativement les cadences de production afin de préparer les forces armées à un éventuel engagement majeur dans un horizon de trois à quatre années. Tout en saluant les progrès accomplis, notamment le doublement voire le triplement de certaines fabrications, Emmanuel Macron a estimé que les résultats demeuraient encore insuffisants au regard des besoins identifiés. La défense sol-air figure également parmi les priorités absolues, avec le développement du système SAMP/T Nouvelle Génération en coopération avec l’Italie et la Grande-Bretagne, présenté comme l’offre la plus performante disponible sur le marché mondial.
Le missile Orechnik : une arme russe aux capacités redoutables
La démonstration de puissance effectuée par la Russie avec son nouveau missile balistique a manifestement pesé dans les orientations annoncées par Paris. L’Orechnik, dont le nom signifie « noisetier » en russe, appartient à la catégorie des missiles balistiques à portée intermédiaire dotés de capacités hypersoniques. Cet engin est capable d’atteindre des vitesses supérieures à Mach 10 dans sa phase terminale, ce qui le rend extrêmement difficile à intercepter par les systèmes de défense antiaérienne actuellement déployés en Europe. Sa portée estimée à plusieurs milliers de kilomètres lui permet théoriquement de frapper n’importe quel point du continent européen depuis le territoire russe. Moscou avait utilisé cette arme une première fois en novembre 2024 contre l’usine Yuzhmash de Dnipro, un site industriel ukrainien historiquement lié à la production de missiles soviétiques. Le second tir, intervenu début janvier 2026, a visé une installation de réparation aéronautique située dans la région de Lviv, à proximité immédiate de la frontière polonaise.
Le président français a clairement établi le lien entre ces frappes russes et la nécessité pour les Européens de réagir. Il a averti que le message envoyé par Moscou devait être compris sans ambiguïté par ceux qui considéreraient encore que la menace russe ne les concernait pas directement. La France, comme l’ensemble du continent, se trouve désormais à portée de ces systèmes d’armes de nouvelle génération, une réalité stratégique que Macron a qualifiée de signal devant être reçu clairement par toutes les capitales européennes.
Tensions internationales et autonomie stratégique française
Au-delà de la question des missiles, le discours présidentiel s’inscrivait dans un contexte géopolitique particulièrement tendu. Sans jamais citer explicitement les États-Unis ni Donald Trump, Emmanuel Macron a évoqué un discours semant parfois le doute parmi les alliés ainsi qu’un nouveau colonialisme à l’œuvre chez certaines puissances. Ces allusions faisaient notamment référence aux ambitions territoriales affichées par Washington concernant le Groenland, territoire danois sur lequel la France a récemment envoyé une quinzaine de militaires dans le cadre d’un renforcement de la présence européenne. Le chef de l’État a annoncé que ces moyens seraient prochainement augmentés, réaffirmant la volonté française de défendre la stabilité du continent face aux tentatives de déstabilisation, quelle qu’en soit l’origine.
Le budget consacré aux armées a par ailleurs doublé au cours des deux mandats présidentiels, atteignant désormais l’objectif de deux pour cent du produit intérieur brut fixé en 2017. Emmanuel Macron s’est félicité de cette trajectoire tout en appelant à poursuivre l’effort, rappelant que la liberté ne pouvait se préserver qu’au prix d’une puissance militaire crédible. Cette vision, résumée par la formule affirmant qu’il faut être craint pour rester libre, traduit une évolution notable du positionnement stratégique français, désormais ouvertement orienté vers la préparation à des conflits de haute intensité sur le sol européen.




Après avoir dit que l’armée russe était un ramassis de moujiks imbibés qui se battaient avec des pelles, Micron s’aperçoit que : « Tiens donc, ils ont autre chose que des pelles et de vieux chars de la seconde guerre, ils ont aussi des missiles que nous sommes incapables d’arrêter ! »
Ben ouais, mon petit Micron. Bienvenue dans la vraie vie, pas celle des paradis artificiels où on se booste les biscotos avec du PhotoShop »