En Iran, la contestation qui frappe le pays depuis la fin du mois de décembre, vient de connaître une soudaine accélération. En effet, hier soir, de très importantes manifestations ont eu lieu un peu partout à travers le pays, poussant même certaines personnes à envisager une chute du régime.
Dans le même temps, les autorités répriment les manifestants. Selon un bilan de l’ONG – Iran Human Rights, ce sont 45 personnes qui aurait déjà perdu la vie, depuis le début du mouvement (les événements de la nuit du 8 au 9 janvier n’ont pas été pris en compte dans ce calcul).
Une nuit agitée dans les principales villes iraniennes
On estime à plusieurs centaines, le nombre de blessés et à plus de 2 000, le nombre de personnes interpellées. Les images parlent d’elles-mêmes, avec des photos et vidéos prises dans la rue, via lequelles nous pouvons voir les manifestants directement faire face aux forces de l’ordre. Au total, 25 provinces sur 31 seraient concernées.
Ces manifestations ont notamment débuté à cause de la vie chère. Le pays n’a plus d’argent et le régime des Mollahs, au pouvoir depuis 47 ans semble, pour la première fois, ne plus avoir de solutions pour calmer la population. Certaines sources assurent en ce sens que l’Ayatollah Khamenei aurait même quitté le pays. Interrogé hier soir, Donald Trump s’est montré moins catégorique, se contentant d’affirmer que celui-ci “cherchait un lieu de destination”.
La population demande le retour du Chah
Le président iranien Massoud Pezeshkian a publiquement appelé à la retenue. Mais comem beaucoup d’autres personnalités, il est perçu comme un symbole du régime iranien. Les manifestants ne s’y trimpent d’ailleurs pas, brandissant les anciens drapeaux iraniens (avec le lion, en son centre) et appelant au retour de Reza Pahlavi, fils de Mohammad Reza Shah Pahlavi, le dernier chah d’Iran et en exil depuis 2013.