C’est un fait, la Station spatiale internationale (ISS) arrive en fin de cycle. Il faudra donc, sous peu, la remplacer. En ce sens, la Russie, à travers le groupe Energia, a récemment présenté une piste à suivre pour éventuellement préparer la suite. Ce projet intègre notamment un système de gravité artificielle.
Un projet tout droit sorti d’un film de science-fiction, qui s’inscrit dans le cadre d’une fléxion autre, bien plus large, notamment sur l’avenir de la présence humaine permanente dans l’espace. En effet, ce concept qui respose sur une architecture hybride mêlant éléments fixes et mobiles permettrait d’envisager de rester dans l’espace, bien plus longtemps.
La Russie dévoile son nouveau projet, pour une ISS revue et optimisée
Autour de la structure principale, seraient disposés différents modules habitables, reliés par des jonctions souples et pressurisées. Il serait donc possible de pouvoir traverser les zones sans avoir à s’arrêter, attendre qu’une porte ne s’ouvre pour passer par un sas de décompression.
Dès lors que la structure est stabilisée en orbite, la rotation de ces modules permettrait de générer une force centrifuge destinée à simuler une gravité partielle, équivalente à 0.5 fois ce qu’il se fait sur Terre. Pour parvenir à un tel niveau, la structure devra tourner environ cinq fois par minute. Les effets de la microgravité seraient, dès lors, moins présents, permettant ainsi de pouvoir rester plus longtemps dans l’espace.
La Russie quittera l’ISS en 2028
Nous pensons notamment à la perte musculaire et osseuse, qui, pour beaucoup, est l’un des principaux fléau des séjours dans l’espace. Il faudra cependant agir rapidement. La station spatiale internationale sera officiellement désorbitée en 2030. La Russie elle, n’y restera “que” jusqu’en 2028. L’objectif est donc de rapidement s’accorder sur la suite, pour espérer parvenir à un lancement d’une nouvelle solution dans les années à venir.



