La Fédération de Russie a livré des équipements militaires à Madagascar et a lancé une formation opérationnelle pour les forces armées de la Grande île le 14 janvier 2026, dans une démarche visant à moderniser leurs capacités. Cette coopération survient alors que plusieurs pays africains renforcent leurs liens militaires avec Moscou. L’enjeu central est d’adapter l’armée malgache à des défis sécuritaires tout en mettant Madagascar dans une dynamique plus large de coopération stratégique avec la Russie. Les autorités malgaches soulignent l’importance d’une solide maîtrise des nouveaux matériels pour assurer la souveraineté nationale.
Le gouvernement malgache a confirmé sur sa page Facebook, l’arrivée récente de matériels militaires russes, diversifiés et conçus pour renforcer les capacités de ses unités terrestres. Ils comprennent notamment des fusils Kalachnikov, ou encore du matériel de soutien opérationnel. La livraison de ces équipements s’accompagne d’une présence significative d’instructeurs russes chargés de former des contingents malgaches à leur usage. Cette formation vise à garantir que les forces armées de Madagascar puissent exploiter efficacement ces nouveaux outils, dans un contexte où l’acquisition seule de matériel ne suffit pas sans savoir‑faire technique et tactique.
Les formations engagées depuis le 14 janvier 2026, couvrent plusieurs aspects essentiels : maintenance des systèmes, protocoles d’usage sécurisés en opération, et intégration de ces dispositifs au sein des unités selon les besoins particuliers de la Grande île. La coopération technique va donc bien au‑delà d’une simple opération de livraison, puisqu’elle s’insère dans un plan d’appropriation graduée des moyens militaires modernes.
Russie et Afrique : une présence affirmée dans les livraisons d’armement
La démarche russe à Madagascar traduit une évolution plus vaste de ses relations avec de nombreux États africains. Sur le continent, la Russie est devenue un fournisseur majeur d’armements, représentant une part importante des équipements militaires importés par les pays africains. Entre 2020 et 2024, la Russie a représenté une part significative des importations d’armes majeures par les États africains, devant ou à des niveaux comparables à d’autres puissances traditionnelles du secteur.
Cette présence russe ne se limite pas à l’Afrique de l’Est ou du Sud : elle est nettement visible dans la région sahélienne où des États comme le Mali, le Burkina Faso ou le Niger — membres de l’Alliance des États du Sahel — ont signé des accords de coopération militaire avec Moscou. À l’appui de ces alliances, Moscou a soutenu ces pays dans la mise en place de forces conjointes et facilité l’acquisition de matériels et de formations. Dans le même registre, la Russie a livré à Bamako un important lot de véhicules blindés, transporteurs de troupes et autres matériels lourds, montrant l’ampleur de ses exportations et de son implication opérationnelle dans la sécurité régionale.
Outre ces opérations sahéliennes, d’autres États africains, notamment en Afrique du Nord comme l’Algérie et l’Égypte, demeurent d’importants partenaires en matière d’armement russe, avec des contrats portant sur des avions de combat, des systèmes de défense antiaérienne et d’autres matériels sophistiqués. Cette diversité de partenaires sur l’ensemble du continent fait de la Russie un acteur incontournable de ce secteur, souvent en concurrence ou en complémentarité avec des fournisseurs occidentaux ou chinois.
Avancées et défis de la coopération militaire avec Madagascar
Pour Madagascar, l’intégration de nouveaux matériels russes et la formation associée visent à combler des lacunes perçues dans les capacités opérationnelles de ses forces. Les autorités soulignent que ces efforts sont destinés à renforcer la sécurité nationale et à moderniser une armée dont les besoins évoluent avec le temps. L’apprentissage des technologies importées est conçu comme un catalyseur pour consolider une doctrine d’emploi adaptée à la réalité géopolitique de la région.
La transition vers une armée modernisée passe par une appropriation complète des outils et des savoirs qui les accompagnent, ce qui peut nécessiter des ajustements logistiques, organisationnels et budgétaires. Une formation de qualité et durable est clé pour éviter que ces atouts matériels ne restent sous‑utilisés ou deviennent obsolètes faute d’entretien et de mise à jour des compétences.
L’accord entre Madagascar et la Russie pour la livraison d’équipements militaires et la formation des forces armées marque une étape significative dans la coopération bilatérale entre les deux pays. À plus grande échelle, il reflète l’évolution des dynamiques de défense en Afrique, où les États adaptent leurs relations en fonction de leurs besoins et des contextes sécuritaires changeants, tout en cherchant à renforcer leur autonomie stratégique dans un environnement international de plus en plus complexe.




Vous voyez combien Poutin est poutineux …ce sont des armes pour lutter contre qui? Ses amis de l’ AES qui sont en difficulté n’ont rien reçu et mada qui est peinard il vient livrer ses tanks de la 1ère guerre mondiale….
Que Me Jacques Vergès aille les piloter avec le gbévoun OLLA OUMAR