Menacé par Trump, le président colombien prêt à « reprendre les armes »

Depuis de nombreuses années, les relations entre les États-Unis et la Colombie reposent sur une coopération étroite en matière de sécurité, de lutte contre le narcotrafic et de soutien militaire. Washington a longtemps considéré Bogota comme un allié stratégique en Amérique latine, notamment à travers des programmes d’assistance et de formation des forces armées colombiennes. L’arrivée au pouvoir de Gustavo Petro, premier président de gauche du pays et ancien guérillero, a toutefois modifié le ton diplomatique, introduisant une approche plus critique vis-à-vis de l’influence américaine dans la région. C’est sur ce terrain déjà sensible que les tensions récentes ont pris une ampleur spectaculaire.

L’escalade verbale entre Donald Trump et Gustavo Petro a franchi un nouveau seuil après une série de déclarations particulièrement fortes du président américain. Après des propos menaçants, Trump est allé jusqu’à dénigrer personnellement son homologue, l’accusant d’être un dirigeant instable et l’attaquant sur le terrain de la drogue. Ces attaques ont suscité une réaction immédiate et virulente du chef de l’État colombien, qui y voit une remise en cause directe de la souveraineté de son pays.

Gustavo Petro et la Colombie face aux pressions des États-Unis

Gustavo Petro a choisi de répondre sur un registre à la fois politique et symbolique. Le président colombien a dénoncé l’attitude de Washington, qu’il accuse de se comporter comme une puissance imposant ses choix par la force. Il a particulièrement critiqué l’opération militaire américaine menée au Venezuela, estimant qu’elle viole les règles du droit international. Selon lui, la capture de Nicolás Maduro à Caracas, après des bombardements sur la capitale vénézuélienne, s’est faite sans base légale.

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Dans ce climat de défiance, le chef de l’État colombien a adressé un message clair à son appareil sécuritaire. Il a rappelé que la loyauté des forces armées devait aller exclusivement au drapeau national, affirmant que tout responsable militaire qui ferait passer les intérêts américains avant ceux de la Colombie devrait se retirer. Cette prise de position vise à prévenir toute ambiguïté au sein de l’armée, historiquement liée aux États-Unis par des années de coopération.

Comme l’a rapporté France24, la déclaration la plus marquante de Gustavo Petro reste toutefois celle concernant son passé personnel. Ancien membre d’un mouvement de guérilla, il avait renoncé à la lutte armée après les accords de paix de la fin des années 1980. Or, face aux menaces qu’il estime peser sur son pays, il affirme être prêt à revenir sur cet engagement, évoquant la possibilité de reprendre les armes pour défendre la patrie.

2 réflexions au sujet de “Menacé par Trump, le président colombien prêt à « reprendre les armes »”

  1. Ce qui résume le tout:
    Ce qui m’appartient ne t’appartient pas.
    Ce qui t’appartient m’appartient aussi.
    Pire que la loi de la jungle.

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