Le 23 janvier 2026, Gazali Abdou, un correspondant de la Deutsche Welle basé au Niger a été arrêté par les autorités nigériennes. Le journaliste avait publié un reportage montrant la situation des réfugiés nigérians vivant à Niamey, notamment les conditions précaires de familles déplacées par les conflits dans le nord du Nigeria. Ce reportage, diffusé en langue haoussa, visait à documenter les réalités humanitaires dans la capitale nigérienne, mais il a suscité l’attention des autorités locales et a conduit à son interpellation. Le média public allemand Deutsche Welle exige sa libération immédiate et demande aux autorités de protéger le travail des journalistes dans le pays.
Niger : la Deutsche Welle exige la libération de son journaliste
L’agence de presse allemande réclame la libération immédiate de son correspondant détenu. Nadja Scholz, directrice des programmes au sein de la DW, a exprimé son inquiétude face à cette situation, soulignant que le média international ne peut exercer son rôle journalistique que si ses équipes opèrent sans crainte de représailles. Elle demande explicitement aux autorités nigériennes de garantir les conditions nécessaires à un travail de reportage autonome et indépendant.
Le reportage incriminé, publié le 15 janvier par la branche haoussa de la Deutsche Welle, documentait la précarité de populations vulnérables réfugiées dans les interstices urbains de Niamey. Cette contribution journalistique, réalisée dans une langue locale pour toucher directement les communautés concernées, a apparemment provoqué une réaction des autorités qui s’est concrétisée par l’arrestation du correspondant.
La DW mobilise ses ressources face à la détention de son journaliste
Face à cette situation, la DW a mobilisé rapidement ses ressources en mandatant un avocat nigérien pour défendre son collaborateur. Le média reste en contact suivi avec la famille du journaliste et avec les institutions compétentes pour faciliter sa libération.
Son appel à la libération immédiate signifie que la détention du correspondant est perçue comme une violation des normes internationales régissant la pratique journalistique. Les jours à venir détermineront si les autorités nigériennes cèdent à cette pression ou si elles durcissent leur position envers les médias étrangers implantés dans le pays.



